Le gouvernement a tiré mercredi un premier bilan de la fermeture des frontières et du renforcement des contrôles décidées fin janvier pour tenter d’enrayer la propagation des variants. Selon les chiffres communiqués par Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement, "plus de 1000 personnes ont fait l'objet d'une mesure de non-admission sur le territoire national, dont près de 200 réembarquements immédiats", et "1444 personnes" n'ont pu sortir du territoire "faute de motif impérieux approprié". Conséquence, les flux de passagers ont enregistré "une nouvelle chute très importante", par exemple 70% de départ en moins vers les Outre-mer, 40% de moins vers les pays hors Union européenne, 85% vers la République Dominicaine. Ces chiffres en disent long sur l’impact économique qu’aura cette nouvelle fermeture des frontières sur l’activité des professionnels du tourisme, pour qui cette décision a fait l’effet d’un coup de massue.
Le voyage transformé "en acte délictuel" dénoncent les voyagistes
"Depuis l’interdiction par le Premier ministre de voyager hors Union européenne et de rentrer dans les départements et territoires d’outre-mer, le trafic aérien s’est effondré, déplore Jean-Pierre Mas, René-Marc Chikli, Mumtaz Teker et Jean-François Rial dans un communiqué conjoint publié ce jeudi matin. "L’injonction du ministre des Affaires étrangères 'Ne voyagez pas ! Ne voyagez plus !' a transformé le voyage en acte délictuel", lancent-t-ils.
