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Fermeture des frontières : 1444 personnes n’ont pu sortir du territoire faute de « motif impérieux »

Le gouvernement a tiré un premier bilan de la fermeture des frontières françaises et du renforcement des contrôles. Toutefois, cette stratégie ne convainc pas les représentants des professionnels du voyage, qui plaident pour la mise en place d’un certificat sanitaire.

Le gouvernement a tiré mercredi un premier bilan de la fermeture des frontières et du renforcement des contrôles décidées fin janvier pour tenter d’enrayer la propagation des variants. Selon les chiffres communiqués par Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement, « plus de 1000 personnes ont fait l’objet d’une mesure de non-admission sur le territoire national, dont près de 200 réembarquements immédiats », et « 1444 personnes » n’ont pu sortir du territoire « faute de motif impérieux approprié ». Conséquence, les flux de passagers ont enregistré « une nouvelle chute très importante », par exemple 70% de départ en moins vers les Outre-mer, 40% de moins vers les pays hors Union européenne, 85% vers la République Dominicaine. Ces chiffres en disent long sur l’impact économique qu’aura cette nouvelle fermeture des frontières sur l’activité des professionnels du tourisme, pour qui cette décision a fait l’effet d’un coup de massue.

Le voyage transformé « en acte délictuel » dénoncent les voyagistes

« Depuis l’interdiction par le Premier ministre de voyager hors Union européenne et de rentrer dans les départements et territoires d’outre-mer, le trafic aérien s’est effondré, déplore Jean-Pierre Mas, René-Marc Chikli, Mumtaz Teker et Jean-François Rial dans un communiqué conjoint publié ce jeudi matin. « L’injonction du ministre des Affaires étrangères ‘Ne voyagez pas ! Ne voyagez plus !’ a transformé le voyage en acte délictuel », lancent-t-ils.

« Au stade actuel de la pandémie en Europe, rien ne prouve l’efficacité de la fermeture des frontières imposée par la France : elle ne ralentit pas depuis deux semaines la propagation des variants », font-ils observer. « Toutefois, si cette mesure était efficace, il faudrait l’appliquer rigoureusement. Ce qui est loin d’être le cas », affirment les cosignataires du communiqué.

Plaidoyer pour un certificat sanitaire

« Plus de 80% des entrées en France s’effectuent par voie terrestre et les tests PCR sont impossibles à contrôler pour les voyageurs provenant d’un pays européen par voie terrestre. Seuls les aéroports sont en mesure de garantir un contrôle rigoureux », estiment-ils, ajoutant « que les travailleurs frontaliers sont dispensés de test et n’ont besoin que d’une attestation de domicile ». « Le blocage des frontières internationales est facilement contournable en transitant par un autre pays de l’Union Européenne », argumentent-ils enfin.

« La vie dans un environnement Covid ne pourra longtemps se réduire à l’immobilisme. Il est donc nécessaire de faciliter les déplacements indispensables à l’économie et plus généralement à la vie, tout en évitant la propagation du virus », alertent Jean-Pierre Mas, René-Marc Chikli, Mumtaz Teker et Jean-François Rial, qui militent pour « la mise en place d’un certificat sanitaire digital », sur le modèle de ceux développés actuellement par certains pays, comme le Danemark.

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