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Dijon, futur siège de l’« ONU du Vin » ?

Le gouvernement français a retenu la ville de Dijon pour accueillir l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV), choix qui doit encore être ratifié en octobre par les États membres.

« Le ministère de l’Agriculture français vient d’annoncer son choix : la ville de Dijon a été proposée aux États membres de l’OIV pour accueillir le futur siège », a annoncé l’OIV sur Twitter. L’installation à Dijon du nouveau siège de l’organisation, dont la France est l’État-hôte depuis sa création en 1924, doit se faire « d’ici son centenaire en 2024 », a précisé le gouvernement dans un communiqué diffusé lundi soir.

La capitale bourguignonne était en concurrence avec Bordeaux et Reims pour héberger le site de l’institution à compétences scientifiques et techniques, considérée comme « l’ONU du vin », qui est actuellement basée à Paris et se trouve à l’étroit dans son siège du VIIIe arrondissement.

Le maire socialiste de Dijon, François Rebsamen, s’est réjoui de « cette grande ambition » pour sa ville, qui a « su créer une mobilisation collective (…) et a su rassembler le monde du vin et le monde universitaire ». « Nous avons proposé un site exceptionnel à 200 m de la Cité internationale de la gastronomie et du vin », qui doit être inaugurée en avril, précise l’édile.

48 États membres

À Bordeaux, le président du Conseil interprofessionnel des vins de Bordeaux (CIVB) Bernard Farges s’est déclaré « forcément déçu ». « Quand on participe à un match, c’est pour le gagner, là on a perdu », a-t-il réagi sans vouloir s’étendre sur un sujet qui a fait grincer des dents dans le Bordelais où beaucoup pensent que le match était peut-être joué d’avance.

L’OIV est composée de 48 États membres et assure disposer d’un réseau de plus de 1000 experts dans le secteur vitivinicole. C’est l’hôtel d’Esterno, un hôtel particulier dijonnais du XVIIe siècle, qui a été proposé pour héberger le futur siège bourguignon.

« L’assemblée générale de l’OIV se tiendra à Dijon pour valider définitivement le processus fin octobre », a précisé le maire de Dijon, ajoutant qu’il restait « quelques pays à convaincre », dont la Russie. L’OIV a rappelé sur Twitter qu' »une décision des 48 pays membres par unanimité est requise ».

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