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Exotismes : « Sur les Antilles, rien n’interdit les voyages cet hiver »

Malgré l’aggravation de la situation sanitaire dans certaines de ses destinations (Antilles, Polynésie), le tour-opérateur spécialiste des îles lointaines détecte plusieurs signaux rassurants. Entretien avec Didier Sylvestre, directeur général adjoint en charge du commercial.

L’Echo touristique : De nouvelles restrictions ont été prises, il y a quelques jours, en Polynésie et aux Antilles. C’est un nouveau coup dur, pour un TO comme le vôtre ?

Didier Sylvestre : Pas nécessairement ! Cela nous donne juste beaucoup de travail. Mais, désormais, nous sommes rompus à cet exercice, et même si ça n’est pas amusant, nos équipes savent ce qu’elles ont à faire. Une partie d’entre elles s’occupe donc des reports… pendant que l’autre enregistre des réservations. Et c’est ce que nous préférons retenir : il y a une période où on ne faisait qu’annuler. Désormais, les clients se projettent et préparent leurs voyages. Ils ont compris que les planètes ne seraient pas alignées pour toutes les destinations, et que tout ne sera pas ouvert en même temps. Mais ils veulent partir. Il faut donc se concentrer sur la rentrée, et à la fin août, l’ensemble de nos équipes sera de retour. Nos commerciaux ont également repris la route pour rencontrer les agents de voyages.

Dès que les restrictions seront levées, l’activité repartira.

Les incertitudes qui pèsent sur la saison hivernale n’entravent pas le travail des commerciaux ?

Didier Sylvestre : Non, à condition qu’on sache trouver les bonnes nouvelles là où elles sont. Si on parle des Antilles, par exemple, le confinement court jusqu’au 19 septembre. Mais rien n’interdit les voyages pour la saison hivernale. De nouvelles liaisons aériennes voient le jour avec Corsair (Lyon/Fort-de-France ; Bordeaux/Pointe-à-Pitre), les vols d’Air Belgium vont reprendre, … Dès que les restrictions seront levées, l’activité repartira. Nous avons d’ailleurs des réservations pour le mois d’octobre, et jusqu’à la fin de l’année. Nous pouvons nous poser la question des vacances de la Toussaint, c’est vrai. Mais c’est souvent une clientèle d’habitués qui passent l’hiver aux Antilles. Et ils voudront y aller, si la destination est bien ouverte. Et nous nous réjouissons aussi de voir que les tendances vers les destinations de l’Océan Indien sont très bonnes.

Vous faites référence à la réouverture de l’Île Maurice le 1er octobre ?

Didier Sylvestre : La réouverture de l’Île Maurice, après 18 mois de fermeture, est une très bonne nouvelle. Même si cela a profité à d’autres destinations, comme la République Dominicaine. Mais, de façon générale, la reprise dans l’Océan Indien est bien réelle. Les Seychelles et les Maldives ont bien marché pendant tout l’été, et les combinés avec le Sri Lanka reprendront cet hiver. Nous avons également de très bons résultats pour Dubaï, avec l’Exposition universelle qui ouvrira ses portes en octobre. Nous proposons un package, avec Emirates, dans un club en bord de plage en formule tout-compris 24h/24h et avec accès l’Exposition avec un prix d’appel sous les 1000 euros. C’est comme un citybreak, c’est un peu nouveau pour nous, et le marché répond très bien. Reste à relancer l’Île Maurice, car le marché reste un peu timide et attentiste malgré la date de réouverture qui approche.

C’est fragile mais nous devons rester optimistes.

Vous êtes donc confiants pour la saison à venir ?

Didier Sylvestre : Il ne faut pas nier que c’est difficile pour tout le monde. Mais la différence avec ce que nous avons connu il y a quelques mois, c’est qu’il y a de la demande. Et de la demande variée : pour des petits budgets, pour des plus gros budgets, pour des clients fidèles, pour ceux qui s’offrent le voyage d’une vie… Nous venons même de faire notre première vente, sur la Polynésie française, pour 2023 ! C’est anecdotique, mais ça montre aussi que nous avons collectivement passer un cap. Nous avons pris conscience que le monde du voyage a changé avec la pandémie, et tout le monde doit s’adapter, les clients, comme les professionnels du voyage. Tout ça est très fragile, mais nous devons rester optimistes, car les signaux positifs sont nombreux. C’est une crise qui profitera, à terme, aux professionnels du voyage qui auront su apporter le service attendu par leurs clients.

Est-ce que le contexte est favorable au déploiement d’une production avec plein de nouveautés ?

Didier Sylvestre : Comme beaucoup, nous allons dupliquer notre production de l’hiver dernier pour cet hiver. S’il y a eu quelques ajustements sur le volet hôtelier, globalement, notre production reste inchangée. D’ailleurs, nous avons décidé de dématérialiser notre brochure pour cet hiver. Nous gardons les mêmes axes forts, les mêmes axes de développement et, surtout, les mêmes partenaires. Nous n’avons pas remis en question notre portefeuille de destinations par exemple. Il faut garder la tête froide, et continuer de travailler comme nous le faisons. C’est beaucoup d’efforts, et ce n’est pas ce qui rapporte le plus d’argent, mais il y a des hauts et des bas dans la vie d’une entreprise, et je suis convaincu que nous vivrons d’autres bons moments une fois que la crise sera terminée. 

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