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Covid-19 : le bout du tunnel courant 2022 ?

C’est l’hypothèse émise par le président du Conseil scientifique Jean-François Delfraissy. Pour lui, la sortie de l’épidémie pourrait être envisagée quand les “40 ou 50 grands pays du monde” auront été vaccinés.

Elle est attendue par tous, et particulièrement par les professionnels du voyage, dont l’activité est suspendue depuis plus de dix-huit mois aux évolutions de la crise sanitaire. Pour le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, la sortie du tunnel pourrait être envisagée « courant 2022 » quand « on aura les 40 ou 50 grands pays du monde qui auront été vaccinés ». Même s’il faudra également « une couverture vaccinale importante dans le reste du monde » pour éviter que n’y émergent « de nouveaux mutants et virus mutés », a expliqué le professeur d’immunologie sur France 2 mercredi.

Outre la stratégie vaccinale à laquelle il « croit très fortement », Jean-François Delfraissy a évoqué les premiers médicaments qui devraient « être prêts pour la fin de l’année » 2021. Cela « changera la donne » car dès l’apparition de symptômes, on pourra tester puis traiter la personne pendant cinq jours, pour « réduire la transmission et l’évolution vers des formes sévères », a-t-il expliqué. 

« Nous sommes restés englués dans cette crise »

Le bout du tunnel, une lueur d’espoir qui reste cependant bien lointaine encore pour les professionnels du tourisme qui ont vu les perspectives de reprise fondre à mesure que se propageait le variant Delta, mettant l’activité touristique à l’arrêt sur des destinations porteuses comme les Antilles ou la Polynésie. « Nous étions partis au mois de juin sur une phase de reprise d’activité, avec un plan de sortie de crise et des aides devant s’amenuiser au fil du temps. La réalité, c’est que nous sommes restés englués dans la crise, constate Jean-Pierre Mas, le président des Entreprises du Voyage. (…) Les perspectives sur l’automne-hiver sont mauvaises. En date d’aujourd’hui, les départs du mois de septembre sont en chute de -53% par rapport à septembre 2019. Les voyageurs n’arrivent pas à se projeter et hésitent à voyager en dehors de la France. » (lire l’interview de Jean-Pierre Mas ici). 

De fait, la fin de la pandémie est encore loin pour 66% des Français, ainsi que le révèle un sondage mené par Elabe pour BFMTV. Un contexte qui profitera sans doute aux escapades dans l’Hexagone ou en Europe. Mais pour les professionnels travaillant les destinations plus lointaines, la situation reste extrêmement difficile. Une destination majeure s’apprête toutefois à faire son retour : le Canada, qui doit rouvrir ses frontières aux touristes vaccinés le 7 septembre. S’ils ont esquissé un pas vers une réouverture pendant l’été, les Etats-Unis n’ont pour le moment rien confirmé. En Asie, la Thaïlande a lancé une bulle de voyages ouverte aux touristes français avec le programme Sand Box. Mais les pays lointains réellement accessibles sont encore réduits à la portion congrue.

Voyages internationaux : un premier semestre catastrophique

A l’échelle du globe, de janvier à mai, les arrivées de touristes internationaux ont été de 85 % inférieures à leurs niveaux de 2019 (et en baisse de 65 % par rapport à 2020) rapporte l’OMT. « Accélérer le rythme des vaccinations partout dans le monde, assurer une coordination et une communication efficaces des restrictions sur les voyages qui évoluent constamment, et promouvoir les outils numériques pour faciliter la mobilité : tout ceci est indispensable pour rétablir la confiance envers les voyages et faire redémarrer le tourisme », déclarait fin juillet le secrétaire général de l’OMT, Zurab Pololikashvili, lors de la publication de ces chiffres.

L’enjeu pour les professionnels du voyage, TO et agences notamment, est de pouvoir passer le cap financièrement. Une nouvelle réunion est prévue lundi 30 août pour examiner la situation des secteurs les plus sinistrés par la pandémie. Les Entreprises du Voyage ont en ce sens récemment argumenté leurs demandes auprès de Bercy et du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères pour expliquer la situation du secteur et ses disparités, indiquait récemment Jean-Pierre Mas.

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