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Comment construire un voyage solidaire

Sur un circuit, le travail avec des communautés ou des associations ne doit pas occulter les visites « traditionnelles ».

Mon avis…

Caroline Debonnaire, fondatrice du voyagiste solidaire Vision Éthique. www.vision-ethique.com

Pour créer un nouveau circuit, je suis d’abord mes envies, je choisis un pays et je fais des recherches sur les sites de voyages et d’associations pour découvrir de nouvelles initiatives. Je prends ensuite contact avec les hôteliers et les associations. À côté des projets associatifs que l’on souhaite faire découvrir, il faut qu’il y ait un intérêt touristique. C’est même l’essentiel. On ne peut pas faire une demi-journée de voiture pour voir une école et repartir.

Quand je pars sur place, j’ai déjà mes points de chute et je reste entre un et trois mois. Je travaille avec le réceptif sur la sensibilisation au tourisme responsable. C’est un maillon essentiel. On fait le repérage, on prépare les visites, on va dans les hôtels, puis on finalise le circuit et on s’occupe des tarifs. Pour aller plus loin, on peut construire, avec les communautés locales, un projet en lien avec le tourisme. En Inde, l’association AREDS a différents champs d’activités (éducation, politique, agriculture…). Nous avons développé, grâce aux voyages, une activité en lien avec un centre de loisirs. À Madagascar, je me suis appuyée sur une association paysanne et on a développé une structure d’écotourisme, qui a permis aux femmes de s’impliquer et de s’émanciper avec une pépinière et de l’artisanat. Mais il faut savoir que ce ne sont pas les revenus des touristes qui financent tous les projets. Je fais beaucoup de recherche d’aides, de bourses et on répond à des concours ou à des appels d’offres. Nous finançons aujourd’hui le salaire de 4 professeurs, les apports en matériels scolaires pour 176 élèves et un centre de soin et deux pépinières en brousse. Deux écogîtes verront le jour cet automne.

Il faut qu’il y ait un intérêt touristique, c’est même l’essentiel.

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