C’est l’excursion à ne pas manquer ! Situé au nord d’Albena, loin du tumulte urbain de Varna, Baltchik est un havre de tranquillité. Abrité par des falaises de craie blanche, ce vieux port de pêche a (presque) échappé aux ravages du béton. Son vrai trésor se cache au creux de la baie : la résidence d’été de la reine Marie, encadré d’un ravissant jardin botanique. Sans mentir, c’est une perle. On raconte que le roi Ferdinand de Roumanie (Baltchik redevint bulgare vers 1940, après une trentaine d’années sous domination roumaine) la fit construire parce que sa femme avait besoin de solitude. Elle l’appellera tehna yuva, le nid silencieux. Malgré la bousculade aux heures d’affluence, le lieu a gardé de sa magie. Entre le parking et le portail, des poupées russes rangées avec soin sur les étagères des échoppes composent une curieuse haie d’honneur. Des groupes attendent leur tour, on joue des coudes pour atteindre l’entrée. De l’autre côté, la foule est moins dense. Une végétation trouée d’allées et de ruisseaux enjambés par des ponts couvrent 35 hectares en bord de mer. La retraite de la reine, coiffée d’un étrange minaret, surplombe la baie. Un crapaud par-ci, une libellule par-là. Des parterres de roses énormes parfument l’air iodé. On tombe sur une collection de cactus (la deuxième d’Europe) dans le jardin d’Allah. La mystérieuse Marie de Roumanie avait aussi une compagnie choisie : une maison tropicale héberge toujours serpents, araignées, iguanes et insectes.
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