Il n’y a, paraît-il, qu’une poignée de restaurants casher à Tel-Aviv. Hérissée de tours à l’américaine et bercée par la mer, libertaire, jeune et hédoniste, la capitale israélienne incarne tout ce que les ultraorthodoxes juifs détestent. À vrai dire, les touristes eux-mêmes, qui font souvent rimer Israël avec lieux saints et conflit israélo-palestinien, ne sont pas loin d’en perdre leur latin. Pour satisfaire leur soif de culture et d’histoire, la plupart des circuits se concentrent donc sur le quartier de Jaffa, la cité arabe d’origine, aujourd’hui devenue le repère des bobos locaux. Puis ils prennent la direction du nord, remontent jusqu’à Haïfa et atteignent enfin Saint-Jean d’Acre, un temps capitale des Croisés, célèbre pour sa vieille-ville fortifiée par les musulmans, qui continuent d’en être les habitants quasi exclusifs.