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Décret Airbnb : un enregistrement obligatoire dès décembre à Paris

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Paris a manifesté, très tôt, son intérêt pour l'enregistrement en mairie. Comme d'autres villes.
Paris a manifesté, très tôt, son intérêt pour l'enregistrement en mairie. Comme d'autres villes.

Sans surprise, Paris devrait compter parmi les premières villes, sinon la première, à davantage encadrer la location courte durée d'appartements entre particuliers. La ville veut aussi réduire le nombre de nuitées autorisé chaque année.

Toute personne désirant louer à Paris son logement en meublé touristique sur une plate-forme type Airbnb devra obligatoirement détenir un numéro d'enregistrement à partir de décembre, comme le rend désormais possible la loi, a annoncé jeudi la Ville de Paris.

Toujours mieux contrôler

La mesure, qui a toutes les chances d'être votée à l'unanimité la semaine prochaine en Conseil de Paris, sera mise en place par la municipalité dès octobre et obligatoire en décembre, a indiqué devant la presse Bruno Julliard, premier adjoint de la maire PS de Paris Anne Hidalgo.

Un amendement de la loi République numérique, ardemment souhaité par la capitale, permet aux communes de plus de 200 000 habitants et à celles de la petite couronne parisienne de créer un numéro d'enregistrement pour les meublés faisant l'objet d'une location de courte durée. L'objectif ultime est de vérifier que lesdits logements n'excèdent pas la durée limite légale de location de 120 jours par an lorsqu'il s'agit de résidences principales.

Vers un nouveau plafonnement des nuitées ?

"Avec ce numéro d'enregistrement, nous pourrons surveiller le nombre de nuits maximales", toutes plates-formes confondues, a précisé Bruno Julliard, sachant que "chaque logement ne peut avoir qu'un seul numéro d'enregistrement". Il "est très difficile aujourd'hui d'évaluer si la loi est respectée". "Nous sommes très déterminés" à réguler ce marché, a-t-il ajouté, en indiquant qu'une baisse du nombre de nuits autorisées, qui passeraient par exemple de quatre mois à deux mois, fera l'objet de débats ultérieurs.

Comme d'autres grandes destinations urbaines, Paris multiplie les initiatives pour lutter contre la location C2C illégale, qui se développe parfois au détriment du secteur hôtelier, et stimule la spéculation immobilière.

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