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Adel El Fakir (Office national marocain du tourisme) précise les conditions d’entrée au Maroc

Dans une interview, Adel El Fakir, le directeur général de l’Office national marocain du tourisme, détaille les conditions d’accès au Maroc et les enjeux de la réouverture de l’espace aérien.

L’Echo touristique : Le Maroc a annoncé la réouverture de ses frontières le 7 février. Quelles sont les les conditions d’entrée pour les voyageurs ?

Adel El Fakir : Les mesures destinées à permettre une reprise de l’activité touristique dans des conditions normales – avec le contexte sanitaire que l’on connaît – sont désormais établies. Pour entrer au Maroc, un touriste étranger devra présenter un pass vaccinal valide, ainsi qu’un résultat négatif d’un test PCR réalisé dans les 48h avant le départ. Si ces deux conditions sont remplies, il pourra profiter de son séjour au Maroc sans autre forme de contraintes (quarantaine, etc…). Et nous réaliserons également des tests PCR aléatoires à l’arrivée, à l’aéroport.         

Que se passera-t-il si le test aléatoire se révèle positif ?            

Adel El Fakir : Premièrement, les voyageurs qui seront testés de manière aléatoire ne devront pas attendre leur résultat à l’aéroport. Une fois le test réalisé, ils pourront rejoindre directement l’hébergement dans lequel ils avaient prévu de séjourner. Si leur test s’avère positif, les autorités contacteront ces clients, qui se mettront alors en quarantaine dans l’hébergement dans lequel ils se trouvent. Jusqu’à pouvoir justifier d’un nouveau test PCR négatif. Mais personne ne sera rapatrié.

Ce sont les conditions les plus optimales pour rouvrir les frontières du Maroc ?             
Adel El Fakir : C’est ce qui va nous permettre, on l’espère, de faire redémarrer l’activité touristique du pays. Même si elle ne s’est jamais vraiment arrêtée : pendant cette période, le tourisme domestique a permis aux professionnels de la filière de maintenir leur activité. Mais ça n’est pas comparable avec le volume que représente le tourisme international, et notamment le marché français, qui est historiquement notre premier marché émetteur, et représente 33% de nos visiteurs étrangers. La réouverture des frontières va permettre de reprendre cette histoire d’amour qu’il y a entre la France et le Maroc. Les touristes français font partie du quotidien des marocains, et le paysage change quand ils ne sont plus là. Après ces deux mois de fermeture à cause de la situation sanitaire, l’envie de Maroc n’a jamais été aussi forte. Tous nos partenaires de l’industrie, comme les compagnies aériennes par exemple, le remarquent depuis l’annonce de la réouverture des frontières.  

D’autant plus que la saison hivernale est stratégique…      
Adel El Fakir : Le Maroc est une destination très importante pour le marché français en hiver, c’est vrai. Les opérateurs le savent bien. D’ailleurs, les compagnies aériennes ont toutes reprogrammé leurs vols, dès l’annonce de la réouverture des frontières. Certaines vont même augmenter la voilure, comme Transavia, qui accroit son offre de 40% par rapport à 2019, la dernière année que nous utilisons comme référence. C’est la preuve qu’ils ont confiance dans la destination Maroc, qui coche toutes les cases pour le marché français en 2022. Et c’est important, car les arrivées aériennes représentent 80% des arrivées internationales du pays. Même si la réouverture des frontières maritimes est tout aussi importante pour certains segments de clientèle, ceux qui utilisent leurs propres véhicules pour visiter le Maroc, les touristiques ethniques, les camping-cars….

2022, c’est donc enfin l’année de la reprise ?

Adel El Fakir : Il faut rester prudent, mais en tout cas, nous agissons comme s’il s’agissait de la dernière réouverture de nos frontières. La reprise sera très certainement progressive, nous espérons surtout qu’elle sera pérenne. Le marché est impatient de retrouver le Maroc, qui offre un vrai décalage culturel malgré sa proximité géographique avec la France. Et le tout dans un cadre sanitaire très rassurant. Le taux de vaccination du pays est l’un des plus élevés d’Afrique, et la façon dont la pandémie est gérée par les autorités marocaines rassure les Français. C’est ce qui nous laisse penser que l’année 2022 sera une très bonne année.

L’office du tourisme va reprendre ses opérations de promotion ?

Adel El Fakir : Bien sûr. Nous voulons être le plus visible possible, et être présent auprès de nos différents partenaires et professionnels du tourisme au Maroc et en France pour les accompagner dans leur reprise d’activité. Notre premier objectif, c’est de bien faire savoir que le Maroc est désormais rouvert, avec les conditions que j’ai évoquées précédemment. Nous allons mener des opérations conjointes avec des partenaires du B2B, notamment des tour-opérateurs. Et puis nous lancerons également, dans quelques semaines, une grande campagne B2C, avec tous les outils qui sont à notre disposition : affichage, digital…

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