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Vers une offre touristique plus diversifiée

Avec 10 millions de visiteurs par an, la Côte d’Azur est la seconde destination touristique française. Pour conserver sa place, elle se doit de repenser son offre afin de conquérir de nouveaux marchés, comme celui de la France.

Les professionnels du tourisme azuréen poussent un soupir de soulagement : l’année 2009 n’aura pas été l’annus horribilis annoncée. Par rapport à 2008, le recul s’est stabilisé à – 2,4 % pour la période de septembre à novembre, tandis que la baisse estivale a été contenue, avec un taux d’occupation hôtelier supérieur à 80 %. « Contrairement à nos craintes, l’été a été plutôt satisfaisant, avec une clientèle nationale renforcée et des étrangers moins nombreux », résume Alain Gumiel, président du Comité régional du tourisme Riviera Côte d’Azur, qui se déclare confiant pour l’année en cours. La destination attend beaucoup du salon Rendez-Vous en France, qui se tiendra pour la première fois à Nice les 30 et 31 mars. Les prétours organisés pour les acheteurs, en partenariat avec 30 communes des Alpes-Maritimes sont d’excellentes occasions de faire connaître le potentiel touristique de la destination.

LA MONTAGNE EST SOUVENT IGNORÉE

Car si la Côte d’Azur bénéficie d’une importante notoriété, c’est surtout la mer et les plages qui sont spontanément évoquées, tandis que la montagne, qui occupe 80 % du territoire, est souvent ignorée. Le haut et le moyen pays ne représentent que 6 % des séjours. Mais la situation semble évoluer. Parmi les thématiques phares proposées cette année par le CRT Riviera Côte d’Azur, celle du ski a remporté un grand succès. Il s’explique en partie par la candidature de Nice aux jeux Olympiques d’hiver 2018, qui a donné un coup de projecteur aux stations des Alpes-Maritimes, soit plus de 700 kilomètres de pistes. Une trentaine de tour-opérateurs britanniques et belges ont, d’ores et déjà, retenu le programme « 100% ski ! » lors du salon Rendez-Vous en France, tandis que les allemands s’intéressent aux séjours nature, dans les sites de moyenne montagne comme le Parc national du Mercantour, qui attire plus de 300 000 visiteurs en été. « Nous souhaitons valoriser un autre tourisme, alliant découverte du patrimoine naturel et culturel dans le haut et le moyen pays. Cela passe par la mise en avant d’une offre gastronomique de qualité et l’amélioration des hébergements ruraux, parfois un peu obsolètes », explique Alain Gumiel, qui souhaite créer des synergies entre acteurs touristiques pour promouvoir l’espace alpin azuréen. Mais en 2009, la reprise est venue des clientèles longue distance, qui privilégient une image plus traditionnelle de la destination. La fréquentation des Asiatiques (hors Japon) a doublé entre l’été 2008 et 2009, et celle des touristes sud-américains a progressé de 70 %. Or ce sont justement ces marchés qui plébiscitent encore une vision luxe et glamour de la Côte d’Azur, centrée sur le shopping, la gastronomie et le bien-être, à Cannes, Nice ou Monaco… Côté hébergement, 40 % des séjours azuréens sont effectués dans l’hôtellerie. Sur 700 hôtels, plus d’un tiers sont classés en 4* ou 5*, seize hôtels ayant obtenu la cinquième étoile depuis la réforme du classement. L’Observatoire du tourisme de la Côte d’Azur note que la principale évolution de l’été concerne le niveau qualitatif de la clientèle. En 2008, les touristes étaient venus nombreux avec un budget de séjour très serré. L’été dernier leur affluence a été moindre mais ils disposaient d’un budget supérieur : 617 E par séjour en moyenne contre 514 E un an auparavant. L’explosion du marché des croisières, multiplié par quatre en dix ans, témoigne de cette hausse globale du pouvoir d’achat. Une centaine de navires, principalement étrangers, ont transporté près d’un million de croisiéristes, en 2008, dans les ports azuréens. Si les Français représentent moins de 3 % de ces passagers, ils assurent cependant la moitié des séjours de la destination, soit 5 millions répartis sur l’ensemble du territoire et sur l’année.

SÉDUIRE LA CLIENTÈLE NATIONALE

Dans une étude réalisée en mars 2009 par les instituts Sofres et Enov Research pour le CRT Riviera Côte d’Azur, le marché français apparaît crucial pour palier la désaffection de certaines clientèles étrangères, comme la britannique, qui représente plus de 20 % des séjours mais affiche, en 2009, un recul supérieur à 10 %. Si les clients français constituent un réservoir précieux, leur dépense moyenne reste modeste par rapport à celle des étrangers et leurs séjours sont de plus courte durée. La proportion des séjours non-marchands ou en résidences vacances a aussi triplé en vingt ans. Autre bémol, la Côte d’Azur apparaît bondée et chère auprès des clients français, fidèles à la destination mais vieillissants, avec un taux de renouvellement de 8 % contre environ 30 % pour les étrangers. Conscient de ces points négatifs, le CRT Riviera Côte d’Azur développe, depuis plusieurs années, de nouveaux produits touristiques comme l’itinéraire de la Côte d’Azur des peintres, qui offre un regard culturel insolite sur la destination. Il espère bien démarcher les tours opérateurs français, qui dépasseront pour la première fois la centaine sur le prochain salon Rendez-Vous en France.

Sur 700 hôtels, plus d’un tiers sont classés en 4* ou 5*, seize hôtels ayant obtenu la cinquième étoile

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