« Non, nous ne sommes pas à vendre et notre santé financière est bonne, contrairement à ce que dit Laurent Abitbol ! ». C’est ainsi que Jean Dionnet, président du groupe Univairmer, a répondu à la rumeur répandue ces dernières semaines, et attribuée au patron du groupe Marietton. Des propos que Jean Dionnet a, depuis, démenti, affirmant ne pas avoir attribué de tels propos à Laurent Abitbol... Fidèle à sa tradition de transparence, il a dévoilé les chiffres de l’exercice 2017-2018 (clos au 31 octobre prochain), lors de sa 14ème convention, à Hammamet, devant 300 participants. Le volume sera de 106, 5 millions d’euros, et le chiffre d’affaires de 28,9 millions d’euros, avec un résultat brut d’exploitation de 520 000 euros, contre 700 000 euros budgetés. "Nos fonds propres s’élèvent à plus de 2 millions d’euros et notre endettement à 500 000 euros, ce qui est un excellent ratio".
Crise de croissance
Certes, la croissance du chiffre d’affaires est de 1,26% sur l’exercice, alors qu’elle atteignait 4,32% au 30 avril dernier, mais il explique ce retard par l’impact des grèves d’Air France. "Elles ont généré du travail supplémentaire en agences, freiné les réservations de groupes et les départs de nos clients en province. Nous avons perdu 350 000 euros de résultat." Qui plus est, le réseau a traversé une crise de croissance, deux ans après avoir doublé de périmètre en rachetant 24 agences Thomas Cook, fin 2015. Un audit réalisé par Enora Consulting a montré que les chefs des ventes passaient 40% de leur temps à des tâches administratives et à du reporting, au détriment de la recherche de clients. Désormais, les tâches comptables seront centralisées au siège et les contrôles administratifs simples seront outsourcés en Tunisie. "Dès le 1er novembre, chaque agence aura un fichier de clients qualifié, ajoute Patrick Barbe Labarthe, directeur général adjoint, ce qui permettra de communiquer de façon plus ciblée et plus efficace."

