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« Un Maroc encore un peu à part »

Jean-Michel Gohier, responsable d’une agence Carlson Wagonlit Voyages, à Reims, a découvert la région de Ouarzazate avec l’Office du tourisme marocain.

Motivé par mon ignorance de cette destination pourtant proche et réputée, je me suis inscrit au cursus de formation mis en ligne par l’Office de tourisme du Maroc. J’ai planché pendant un bon mois sur les différents modules imaginés par les organisateurs pour former des « Experts », capables de délivrer informations pratiques ou connaissances historiques aux clients désireux de découvrir le Maroc. À ces enseignements ont succédé plusieurs éductours parmi lesquels j’ai opté pour la région de Ouarzazate, qui m’attirait davantage. Plus discrète, moins tapageuse que les grands spots, aujourd’hui courus, du royaume chérifien. De toutes les impressions recueillies durant ces trois journées de randonnées en 4X4, la lumière et les couleurs resurgissent en force ! Dans ces canyons abrupts, les rayons de soleil s’accrochent aux crêtes, comme pour sublimer la teinte ocre de la terre, le vert des palmiers, le noir des pierres. Pas étonnant que ces vallées encaissées, ces dunes sableuses, ces étendues rocailleuses, attirent les cinéastes du monde entier. Les réalisateurs de Gladiator, Lawrence d’Arabie, Cléopâtre ou Indigènes ont profité de la photogénie locale, dans les gorges du Dadès, la vallée du Drâa ou sur les dunes de sable de Tinfou. Un musée du Cinéma a d’ailleurs ouvert ses portes à Ouarzazate.

C’est affiché partout ! Un dromadaire dessiné naïvement évoque les caravanes de la route du Sel, et les 52 jours de marche qu’il fallait pour rejoindre la mythique Tombouctou, depuis Ouarzazate ou Zagora. Cela éveille indéniablement un esprit d’aventures, un rêve de liberté. Estampillées « Patrimoine mondial de l’Unesco », les kasbahs de Tiffoultoute et d’Aït Ben Haddou se méritent : on y accède après quelques heures de route, et on s’extasie sur la beauté de ces citadelles de pisé dont les silhouettes se découpent dans un panorama exceptionnel.

OUARZAZATE DÉVOILE SES ATOUTS

Les Marocains ont conscience de la richesse de ce patrimoine : les bâtiments sont bien restaurés et des guides chevronnés délivrent leur pedigree aux touristes. Les hôtels, 4 et 5 – mais on peut aisément en ôter une ou deux – redoublent d’efforts pour faire bonne figure, et être aux petits soins pour les visiteurs qui ont osé autre chose que Marrakech, Essaouira ou Fès ! Et si l’atmosphère est fraîche, c’est davantage dû au climat fluctuant qu’à l’ambiance… Au Dar Daïf – traduire « la maison d’hôtes » – riad créé par un guide de haute montagne et son épouse, Ouarzazate se dévoile, riche de sa longue histoire et de son hospitalité : les onze chambres de cette belle demeure retapée à l’identique sont autant de cocons moelleux à la déco sobre et élégante. Une cuisine subtile, des canapés, des tapis chamarrés, un jardin au jasmin et un accueil aussi discret qu’agréable font de cet endroit une adresse unique dans la région. Dans l’avion qui nous ramenait vers les frimas européens, j’échafaudais déjà des plans d’évasion en famille aussi vite que possible, histoire de redécouvrir cette région magnifique d’un Maroc encore un peu à part. Histoire aussi de voir cette fameuse bibliothèque de Tamgourte, qui recèle pas moins de 40 000 manuscrits aussi vieux que le monde, mais qui était malheureusement fermée lors de notre passage. Histoire aussi de rencontrer les gens au regard si profond, qui peuplent cette région, et qu’il est toujours délicat d’aborder alors qu’on est en groupe !

« De toutes les impressions recueillies durant ces trois journées de randonnées, la lumière et les couleurs resurgissent en force ! Pas étonnant que ces vallées encaissées, ces dunes sableuses, ces étendues rocailleuses, attirent les cinéastes du monde entier »

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