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Un Français sur trois dénoncerait un cas de tourisme sexuel

Les Français condamnent l’exploitation sexuelle des enfants en France, mais beaucoup moins dans les pays pauvres.

Pour près d’un Français sur deux (43 %), les mineurs de plus de 15 ans qui se prostituent dans les pays pauvres le font, souvent ou parfois, « par choix personnel ». C’est ce qui ressort d’une enquête Ipsos/Ecpat, réalisée en octobre auprès d’un échantillon national représentatif de 933 Français. D’après 44 % des répondants, sans le tourisme sexuel, de nombreux enfants d’Afrique ou d’Asie n’auraient pas les moyens de subvenir à leurs besoins ou à ceux de leur famille. Enfin, seul un Français sur trois dénoncerait – soit à la police soit à une association – un cas de tourisme sexuel impliquant un proche. La majorité préférerait discuter avec la personne concernée (lire ci-contre). À noter que 71 % des personnes interrogées savent que les relations sexuelles contre rémunération avec un/une mineur(e) à l’étranger sont passibles de peines de prison. 18 % l’ignorent, les autres ne se prononcent pas. Pour Ecpat, réseau international de lutte contre la prostitution enfantine, la législation française en matière de répression du tourisme sexuel impliquant les enfants est assez complète ; l’existence des lois extraterritoriales permet de fait aux tribunaux français de sanctionner de tels actes commis par un Français, même s’ils se sont déroulés à l’étranger. Mais les condamnations restent rares. L’association préconise différents leviers pour dissuader les délinquants sexuels : une meilleure coopération policière entre la France et les destinations des touristes sexuels, des moyens supplémentaires de répression et des actions de sensibilisation pour faire évoluer la mentalité de certains voyageurs français à l’égard des pays pauvres.