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Saône-et-Loire : le tribunal de Dijon donne raison à Center Parcs

Le tribunal administratif de Dijon a rejeté un recours contre le Plan local d’urbanisme (PLU) adopté en 2015 par la commune du Rousset, en Saône-et-Loire, relançant un projet d’ouverture de Center Parcs sur son territoire.

Les deux associations à l’origine du recours pointaient notamment des insuffisances en matière de protection environnementale, en particulier concernant l’étang du Rousset situé à proximité et classé Natura 2000. Mais le tribunal de Dijon a estimé que « le PLU contient des prescriptions destinées à autoriser l’implantation d’un ensemble d’hébergement et d’équipements de loisirs (…) tout en préservant les zones naturelles environnantes, notamment le site Natura 2000, en maintenant la biodiversité et en limitant l’impact des construction sur le paysage ».

L’ensemble de la zone dédiée au projet « ne sera pas urbanisée et (…) le boisement détruit ne génère pas de destruction d’un habitat protégé dès lors qu’il s’agit d’une exploitation forestière composée de résineux », note aussi le jugement. La commune, fusionnée avec sa voisine Marizy en 2016, devrait adopter un nouveau PLU commun d’ici fin 2019, qui reprendra « point par point » ce qui avait été fait au Rousset, a annoncé le maire Emmanuel Rey.

L’éternelle dualité entre emploi et l’environnement

Le projet « représente 300 emplois directs, 700 indirects », il permet « de régénérer des territoires qui se meurent, qui connaissent une désertification, une population vieillissante », poursuit l’élu de cette commune d’un peu plus de 700 habitants. « On est loin du tourisme naturel qui devrait prévaloir dans nos régions », lui répond Jacquy Lièvre, de l’association Savoir comprendre agir, à l’origine du recours, qui n’exclut de faire appel de la décision.

Pour le groupe Pierre et Vacances/Center Parcs, qui avait annoncé en mars 2014 le projet d’ouvrir un site comptant 400 cottages en Saône-et-Loire, c’est une victoire juridique qui permettra sûrement la relance du projet. Habitué à répondre aux plaintes des associations locales de défense de l’environnement, le groupe est confronté à d’autres tourments juridiques à Poligny, dans le Jura, dont le PLU est également contesté en justice, ou encore à Roybon (Isère), dont le développement est à l’arrêt depuis fin 2014.

Le groupe, qui a signé une quarantaine de nouveaux contrats de commercialisation de résidences de tourisme en Europe, n’a pas souhaité faire de commentaires.