Advertisement
Retrouvez l'actualité du Tourisme pour les professionnels du secteur tourisme avec l'Echo Touristique : agences de voyages, GDS, prestataires spécialisés, voyagistes

Pour Visit Brussels, la relance passera par les marchés européens

En visite à Paris avec une délégation de fournisseurs, le directeur de Visit Brussels, Patrick Bontink, nous explique comment la capitale belge compte relancer son activité touristique.

L’Echo touristique : Quel est le but de votre visite à Paris ?      

Patrick Bontink : Voilà bientôt deux ans que nous n’avions pas vu nos partenaires français. Sur un plan commercial, c’est vraiment très long. Il faut absolument renouer le contact. Et il est nécessaire, pour Bruxelles, d’être présente, dès que possible, auprès des marchés qui repartent en premier. Ce qui est le cas de la France, qui est toujours le premier marché émetteur pour notre destination. Avant la pandémie, 20% de nos touristes étrangers étaient français. Ces deux dernières années, ils représentent même 33% de nos visiteurs étrangers. La France est donc un marché prioritaire.          

Vous comptez donc sur le marché français pour relancer la destination Bruxelles ?        

Patrick Bontink : Cette crise a été, pour nous tous, cataclysmique. Et nous n’en sommes pas encore sortis. Mais il ne faut pas faire durer la crise économique qui en découle, et qui impacte largement notre secteur d’activité. Nous devons, Européens, nous remettre à voyager en Europe. Il est temps de revivre, de recôtoyer, de redécouvrir les villes de notre continent. C’est le message qu’on veut faire passer au marché français, comme aux autres marchés pour lesquels nous observons des signaux positifs (Espagne, Allemagne, Italie, Pays-Bas…). Seul le marché britannique ne montre aucun signe de reprise.        

Le marché extra-européen, lui, semble encore hors de portée ?            

Patrick Bontink : Il reprendra progressivement, c’est certain. Mais nous devons nous adapter aux circonstances. Habituellement, la part de la clientèle européenne représente 60% de nos visiteurs. Il va falloir qu’elle augmente, pour atteindre 80% dans les années à venir. C’est aussi important pour que toutes les destinations d’Europe profitent de cette reprise. Il faut stimuler notre économie touristique. Je suis bien évidemment ici pour faire la promotion de Bruxelles, mais surtout celle du tourisme urbain. Cette pandémie est l’opportunité, pour nous tous, de prendre le temps de découvrir les destinations qui nous sont voisines. Bruxelles est plus proche de Paris et de Lille que la plupart des villes du Sud de la France, par exemple !             

Quels sont les plans de Bruxelles pour attirer l’attention des touristes européens ?     

Patrick Bontink : D’abord, nous devons rassurer quant aux mesures sanitaires prises à destination. Le 1er octobre, nous mettrons en application le Covid Safe Ticket (l’équivalent du pass sanitaire français, NDLR). Je pense que cela sera un élément important de la reprise, y compris pour le tourisme d’affaires. Nous avons également lancé le Brussels Safety Label, accordé à plus de 250 professionnels bruxellois du tourisme qui s’engagent à appliquer des mesures sanitaires plus strictes que toutes les recommandations connues. Bruxelles est une destination ouverte, et sûre : c’est la première chose que le marché doit savoir. Et puis, nous allons pouvoir retrouver nos partenaires à l’IFTM Top Resa, à Paris, dans quelques semaines.

Des événements spéciaux sont-ils prévus pour mettre Bruxelles au cœur de l’actualité ?

Patrick Bontink : Beaucoup d’événements culturels ont été reportés pendant la pandémie. Nous avons donc la chance d’avoir une programmation culturelle très riche pour les semaines et mois qui viennent. Par exemple, nous comptons sur le Festival des Lumières (du 28 octobre au 7 novembre) pour attirer la clientèle Famille, qui tarde à revenir, contrairement aux jeunes et aux seniors. C’est un programme qui préfigure une période très importante sur le plan culturel pour Bruxelles.

C’est à dire ?    

Patrick Bontink : De nombreux musées ouvriront leurs portes dans les années à venir. Il y aura notamment le Palais de la Bière (2023), et, enfin, le grand musée d’art contemporain que mérite Bruxelles, en partenariat avec le Centre Georges Pompidou (2024). La même année, nous inaugurerons également le Musée du Chat, avec Philippe Geluck. Ce sont des outils qui s’inscrivent bien dans la tradition décalée bruxelloise, et qui nous permettront de conquérir une nouvelle clientèle, plus jeune. Et ces lieux incarnent la force de Bruxelles, la deuxième ville la plus cosmopolite du monde. C’est un laboratoire qu’il faut absolument découvrir.

A lire aussi :

Laisser un commentaire

Dans la même rubrique