Advertisement
Retrouvez l'actualité du Tourisme pour les professionnels du secteur tourisme avec l'Echo Touristique : agences de voyages, GDS, prestataires spécialisés, voyagistes

Philippine Airlines : après la faillite, de nouvelles turbulences ?

La plus vieille compagnie asiatique, Philippine Airlines, vient juste d’échapper à la faillite. Pourtant elle vient de se séparer son président…

Fin janvier, le média Philippine Star indiquait que le président de Philippine Airlines, Gilbert Santa Maria, quittait son poste. Quelque jours après, Philippine Airlines (PAL) a promu Stanley Ng au poste de président et COO par intérim suite à la démission de Gilbert Santa Maria. Or celui-ci n’est autre que le gendre du milliardaire Lucio Tan, qui détient majoritairement la compagnie.

Connu comme un « homme de redressement d’entreprise », l’ex-président Santa Maria a pris la direction de PAL en juillet 2019, une période très mouvementée.

Fin décembre, PAL est sorti de la faillite du chapitre 11 américain, qui a effacé quelques 2 milliards de dollars de dettes. Son plan de restructuration comprend la réduction de sa flotte et un engagement de Lucio Tan à injecter 505 millions de dollars.

C’est pourquoi, compte tenu que cette étape importante passée, beaucoup de médias locaux se demandent « pourquoi Santa Maria choisirait de quitter l’entreprise à ce moment-là ».

Philippine Airlines à un tournant

« Commandant d’Airbus A320, le capitaine Ng est le premier pilote à assumer la présidence du PAL depuis le début des années 1960. Il apporte à ce poste une vaste expérience dans l’industrie du transport aérien », indique la compagnie dans un communiqué de presse.

« La nomination de cet officier envoie un mauvais signal aux créanciers, d’autant plus que PAL vient de sortir de la faillite du chapitre 11 », a déclaré l’analyste financier Astro del Castillo au média Skift.

D’après les médias philippins, le nouveau dirigeant devra affronter un formidable propriétaire et des membres de sa famille, ainsi qu’une coterie d’associés sapant constamment les décisions de Tan et de son lieutenant. Diverses sources, y compris d’anciens dirigeants de PAL, signalent des cas où des décisions déjà prises seraient annulées simplement parce qu’un membre de la famille ou un consultant a chuchoté une opinion différente.

Quelques semaines après son sauvetage, la plus vieille compagnie d’Asie doit donc prendre les bonnes décisions, afin de ne pas retomber dans des turbulences.

A lire aussi :

 

Laisser votre commentaire (qui sera publié après moderation)

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Dans la même rubrique