Les pilotes d’easyJet appellent à la grève dans le sillage de Volotea
Comme les personnels navigants commerciaux de la compagnie quelques semaines plus tôt, les pilotes dénoncent l’instabilité chronique de leurs emplois du temps.
Le climat social demeure sous haute tension dans les divisions françaises des compagnies low cost. A peine achevé le mouvement de contestation qui a perturbé les opérations de la compagnie espagnole Volotea durant le premier week-end de septembre, c’est désormais chez sa concurrente britannique easyJet que la colère gronde. La section locale du Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) a déposé un préavis de grève pour les 13 et 14 septembre, après plusieurs mois de concertations sans issue favorable avec la direction.
Instabilité des plannings
Au centre des revendications chez easyJet figure l’instabilité jugée chronique des emplois du temps. A l’instar de leurs collègues PNC, selon les représentants des pilotes, leurs plannings subissent des ajustements incessants, certains vols étant modifiés jusqu’à « dix fois la veille du vol ». Dans un communiqué, le syndicat souligne qu’il est « impossible d’organiser normalement sa vie familiale, ses rendez-vous ou simplement son repos lorsque [les] emplois du temps peuvent être modifiés plusieurs fois par semaine ». Une précarité horaire qui, selon le SNPL, « affecte directement la récupération, la vigilance et les conditions dans lesquelles ils doivent assurer la conduite et la sécurité des vols ».
L’organisation fustige également une différence de traitement interne, alors que pilotes et personnels navigants commerciaux « opèrent les mêmes avions, les mêmes rotations et dans le même environnement opérationnel ». À la mi-août, une grève des hôtesses et stewards avait conduit la direction à leur accorder cinq jours par mois de « gel organisationnel », et une indemnité en cas de modification d’horaire tardive.
25 à 50% d’annulations chez Volotea
Cet appel à la grève fait suite au mouvement observé chez Volotea du vendredi 4 au dimanche 6 septembre. L’intersyndicale SNPL-SPL-UNAC y dénonçait « le rythme de travail et le manque de reconnaissance », ainsi qu’une grille salariale gelée depuis 2012 – tandis que la direction s’était accordée « des augmentations de 23% en moyenne » en 2025.
Selon le SNPL, entre un quart et près de la moitié des liaisons ont été touchées, provoquant des annulations notables sur des vols intérieurs comme Lille-Figari ou Strasbourg-Calvi.
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