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Escaet : Julie Panadero n’est plus la directrice générale, vers une nouvelle gouvernance

Le départ de Julie Panadero de la direction générale ouvre une période de transition pour l’école de tourisme d’Aix-en-Provence, indique à L’Écho touristique Laurent Gotman, président de l’Escaet.

Le président de l’Escaet Laurent Gotman se veut catégorique : le départ de Julie Panadero* ne remet pas en cause le fonctionnement quotidien de l’établissement. « Cela n’a pas eu d’impact sur l’organisation de l’école. Elle reste la même », assure-t-il.

Dans ce contexte, l’Escaet ne prévoit pas, à ce stade, de nommer un nouveau directeur général. Laurent Gotman estime que l’organisation actuelle permet à l’école de poursuivre son activité sans attendre la nomination d’un successeur. « Pour l’instant, comme nous avons une rentrée importante et que toutes les équipes sont mobilisées, nous n’avons pas l’urgence de la remplacer », affirme-t-il dans nos colonnes.

Un projet de comité pédagogique 

Cette période de transition pourrait toutefois être l’occasion de faire évoluer le modèle de gouvernance de l’Escaet. « Pourquoi une seule personne serait-elle mieux placée que toute l’industrie pour nous dire ce dont elle a besoin ? », interroge Laurent Gotman. 

Parmi les pistes envisagées figure la création d’un comité pédagogique réunissant des professionnels du tourisme, explique le président. L’objectif serait d’associer différentes composantes de l’industrie à la définition et à l’évolution des programmes. Des représentants des entreprises du tourisme, de la technologie et de la fintech, mais aussi de la formation professionnelle et des Opco, pourraient ainsi être associés à cette réflexion. « L’industrie est changeante, elle est complexe », souligne-t-il.

Ce comité aurait notamment pour vocation d’anticiper les évolutions des métiers et des compétences recherchées par les entreprises. Il pourrait également contribuer, à terme, à faire évoluer les formations proposées par l’école, voire à réfléchir à la création de nouveaux titres.

Vers une gouvernance plus collective ?

Mais derrière cette réflexion pédagogique se dessine une évolution plus large du fonctionnement de l’école. « Nous pensons que l’Escaet est une institution, de par son histoire et son positionnement, et qu’elle ne doit pas être incarnée forcément par une seule personne », affirme Laurent Gotman.

L’enjeu est donc aussi de renforcer une gouvernance davantage collective, dans laquelle les équipes de l’école conserveraient une place centrale. « Tout ce qu’on arrive à faire collectivement est plus important qu’individuellement », insiste le président.

C’est dans cette perspective que Laurent Gotman souhaite profiter de l’IFTM pour consulter les professionnels du tourisme et confronter son idée aux différentes parties prenantes. Si les retours sont favorables, il espère commencer à construire ce comité à l’issue du salon, pour une mise en place au début de 2027.

Une transition dans la continuité

Cette réflexion sur la gouvernance intervient après plusieurs changements à la tête de l’Escaet ces dernières années. Promue directrice générale de l’école en février 2024, Julie Panadero avait succédé à Gaëtane Thurot, figure historique de l’établissement, qu’elle avait cofondé avec Jean-Maurice Thurot. Cette dernière avait repris la gestion et la direction de l’école après le départ de Marie Allantaz, en 2020.

Gaëtane Thurot avait alors repris les rênes de l’établissement dans une période particulièrement chahutée pour le secteur, marquée notamment par la crise sanitaire. Souhaitant ensuite se consacrer à un projet autour du tourisme culinaire en Provence, elle avait passé la main quelques années plus tard à Julie Panadero.

Alors que l’école célébrait son 40e anniversaire, la nomination de Julie Panadero s’inscrivait dans une logique de continuité. Ancienne étudiante de l’Escaet, elle connait parfaitement l’établissement et son écosystème professionnel. Elle l’avait rejoint en 2018 pour travailler notamment sur les relations avec les apprenants, les parcours de formation et les partenariats avec les entreprises du secteur.

« Il y a des lieux qui nous construisent »

Dans un message publié sur Linkedin il y a quelques semaines, Julie Panadero évoquait d’ailleurs son attachement à l’école. « Il y a des lieux qui nous construisent. Pour moi, l’Escaet est de ceux-là », écrivait-elle, rappelant y avoir « appris le tourisme » et découvert « le plaisir de transmettre ».

Elle ajoutait : « Parce qu’une institution est toujours plus grande que les personnes qui la traversent. » Une phrase qui résonne aujourd’hui avec la réflexion engagée par l’école sur son organisation et son modèle de gouvernance.

*Sollicitée par L’Écho touristique, Julie Panadero ne souhaite pas, pour le moment, s’exprimer.

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