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Contre la crise du logement, Bruxelles veut faciliter les mesures anti-Airbnb

Bruxelles s’apprête à proposer des règles visant à faciliter les restrictions des emplacements de courte durée, type Airbnb, dans les zones où le marché immobilier est tendu.

La Commission européenne devrait présenter cette semaine une proposition de loi pour encadrer ces emplacements, comme elle s’y était engagée fin 2025, dans le cadre d’un plan inédit contre la crise du logement.

Les emplacements de type Airbnb sont déjà dans le collimateur des autorités de nombreuses villes européennes, en particulier dans les zones très touristiques, où les habitants peinent de plus en plus de mal à se loger. Mais les mesures prises pour limiter leur développement sont souvent attaquées devant les tribunaux par les plateformes de localisation de courte durée. De quoi dissuader certaines collectivités.

Un dispositif pour les zones tendues

Le projet de loi européenne pour le logement abordable vise à y consolider en donnant des bases juridiques solides aux autorités locales pour mettre en place de telles restrictions.

Selon une version de travail du texte consultée par l’AFP, les villes, régions et autres collectivités locales compétentes seraient autorisées à réduire l’accès aux emplacements de courte durée et l’achat de biens en vue de les dédier à cette activité, dans les zones classées « sous tension immobilière ».

L’écart entre les prix des logements et les revenus des habitants comptent parmi les critères définissant les zones tendues.

Détail important, cette proposition ne concerne pas les propriétaires qui louent seulement leur propre résidence principale pour de courtes périodes.

Crise du logement en Europe

L’Union européenne est en proie à une crise du logement qui frappe l’ensemble de ses 27 pays membres. Au cours des 15 dernières années, le prix des logements a augmenté de 60%, selon l’institut européen des statistiques. Et celui des emplacements a grimpé de près de 30%.

Cela découle principalement d’une construction insuffisante de nouveaux logements. Mais l’envolée des emplacements de courte durée ne fait qu’augmenter la crise dans les zones les plus touristiques. Même si les plateformes s’en défendent.

« La crise du logement en Europe nécessite des solutions structurelles, et cette loi devrait se concentrer sur l’augmentation de l’offre de logements », a indiqué un porte-parole d’Airbnb.

France : les logements vacants davantage taxés en 2027

En France, la loi de finances pour 2026 prévoit, à compter du 1er janvier 2027 , la fusion de la taxe sur les logements vacants (TLV) et de la taxe d’habitation sur les logements vacants (THLV).

Le taux sera fixé à 17% la première année, puis à 34% à partir de la deuxième. Par dérogation, les communes pourront le porter respectivement à 30% et 60%. Ces taux s’appliquent dans les communes en zone tendue, où la taxe devient automatique dès un an de vacance. Hors zone tendue, elle reste facultative, avec un taux plafonné à 50%

À Paris, les taux applicables en 2027 atteindront le maximum, souligne la mairie sur le site Paris.fr. Soit 30% de la valeur locative la première année d’imposition, puis 60% à partir de la deuxième année.

Le pays a aussi renforcé son arsenal de mesures permettant d’encadrer la location courte durée. 

Promulguée le 19 novembre 2024, la loi Le Meur vise à mieux encadrer les emplacements touristiques de type Airbnb, à limiter leur développement, à renforcer les pouvoirs des communes et à favoriser le logement permanent.

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