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L’édito de Dominique Gobert : 2022, on y croit !

Il est temps que cette année 2021 se termine. Pourtant, dès la fin 2020, nous pensions bien que cette « annus horribilis », comme dit ma chère vieille Elisabeth, bloquée sur son île, serait la dernière. Raté, 2021, c’était pas terrible mais, comme on y croit, 2022 sera… moins pire?

Bonne question, merci de l’avoir posée. Bien sûr que l’on y croit, que l’on espère, qu’on le veut ! Et on va faire comme si c’était gagné, parce que sinon, ça ne sert à rien.

Plusieurs sujets au sommaire de cet édito de la semaine, je signale d’ailleurs pour les inconditionnels et les autres que j’en commet également un le mercredi.

2022, c’est une grosse échéance électorale. Jean-Baptiste Lemoyne, notre double ministre délégué n’en a pas dit un mot durant son intervention durant cette édition du Totec de jeudi dernier. Et pourtant, il lui reste quatre mois pour terminer le job, avant, peut-être et si tout va bien, de refaire un deuxième tour, afin de confirmer la formidable avancée qui s’est instaurée pour le secteur du tourisme au sein des pouvoirs publics. Il faut bien reconnaitre au passage que la corona a servi dans cette perception d’une économie vitale et indispensable au rayonnement du pays.

Et sans vouloir lui cirer les pompes, à notre apôtre frère Lemoyne, (c’est lui qui l’a dit le premier), découvrir en arrivant dans ses bureaux ministériels une ligne budgétaire de 2M€ pour exercer sa mission, ça fait sacrément drôle… Apparemment, selon la loi de finances pour le prochain budget, on serait aux alentours de 500 briques.

Dominique Gobert, éditorialiste

Et durant ce Totec, Jean-Baptiste Lemoyne a bien annoncé qu’il «ne laisserait tomber personne » 

Confiance donc !

A propos de Totec, moi qui suis un « nouveau » et qui n’avais jamais participé à ce genre de manifestation qui, globalement, me gonfle un peu, j’avoue mon ignareté crasse. Qu’on se rassure, pas mon genre de cirer les godasses, même pour mon président (et néanmoins ami). D’abord, parce que j’ai découvert des intervenants de grande qualité, d’un Franck Gervais, patron de Pierre et Vacances, brillant et clair, même si la société qu’il dirige est encore un peu dans la tourmente. Christian Sabbagh, patron d’Orchestra, reste encore un homme à découvrir, mais il me surprend à chaque fois, non seulement par la pertinence de ses réflexions mais également par son humour de grande qualité. Et ses remarques envers Timothée de Roux, patron de cette plateforme qui entend se confronter aux Booking et consorts, m’ont bien réjoui.

Je ne crois pas une seconde à Alentour… Mais bon. Comme le soulignait durant cette table ronde le truculent Jean Pinard, patron du CRT Occitanie, « avant de monter des machins qui ne fonctionnent pas, il vaudrait mieux consulter les acteurs de terrain. » 

Allez, avant d’aller récupérer quelque forces intellectuelles, un petit mot sur ce qui a failli être une grosse catastrophe pour la profession, la survie de l’APST. Heureusement, malgré toutes les médisances et manœuvres peu reluisantes, l’Association a gardé sa présidente et son vice-président, lesquels ont fait ce qu’il fallait pour préserver tout le monde.

Et j’admire le peu de reluisance de la part de celui qui voulait devenir calife à la place du calife, lequel aura craché dans la soupe quelques heures après avoir été défait par la voix du peuple.

Comme le dit Jean-Pierre Mas (Entreprises du Voyage), lequel n’aura pas chômé durant cette année, « Je ne lâcherai rien » !

Joyeuses fêtes à tous.

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