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Le Futuroscope aborde un virage stratégique en 2022

Le parc de loisirs poitevin, qui accueille une nouvelle attraction d’ampleur au printemps, entre dans une nouvelle phase de son développement qui vise à en faire un resort d’envergure européenne.

Inauguré en 1987, le Futuroscope va entrer dans une autre dimension dans les années à venir. Porté par plus de 300 millions d’euros d’investissements, le parc exploité par la Compagnie des Alpes va s’agrandir de façon significative. Une transformation palpable dès 2022, avec l’ouverture, au printemps, de l’hôtel 4* Station Cosmos et du restaurant Space Loop qui l’accompagne. 76 chambres, installées dans une station spatiale, aux portes du Futuroscope : « c’est le lancement concret du plan d’investissement baptisé Futuroscope 2 », s’impatiente Rodolphe Bouin, le directeur général du Futuroscope.

Un investissement de 18 millions d’euros, accolé à l’Arena, une nouvelle salle de spectacle de 6 000 places, financée par le département de la Vienne, et indépendante du Futuroscope. « Même si nous y jouerons, comme d’autres productions, nos spectacles », glisse Rodolphe Bouin. Et ce dès cet été, puisque le Futuroscope programme le célèbre Slava’s Snow Show du 12 juillet au 28 août. « L’idée, avec l’Arena, c’est de faire jouer les synergies. Comme le restaurant que nous inaugurons, ce sont des lieux situés à l’extérieur du Futuroscope, et qui sont donc accessibles à tous, y compris les visiteurs du parc. »

Un deuxième hôtel immersif et un parc aquatique en 2024

« En 2024, nous inaugurerons un deuxième hôtel immersif, totalement différent de Station Cosmos, ainsi que l’Aquascope, un deuxième parc sur le thème aquatique », précise Rodolphe Bouin. Avec ces investissements, qui concentre les deux tiers du plan d’investissement prévu d’ici à 2030, le Futuroscope ambitionne tout simplement de devenir un resort à l’échelle européenne, au sein d’un marché des parcs de loisirs toujours plus concurrentiel.

Reste à densifier l’offre dans le parc historique du complexe, le Futuroscope, pour lui permettre d’entrer pleinement dans la nouvelle ère très technologique qui s’ouvre aux parcs de loisirs. L’ouverture de la première montagne-russe du parc en 2021, Objectif Mars, s’avère payante puisque « l’attraction est devenue la préférée de nos visiteurs, avec l’Extraordinaire Voyage », révèle Rodolphe Bouin. Un bon coup à 20 millions d’euros, qui ne sont pas financés par le plan Futuroscope 2. « Tout ce que nous avons décidé, en 2018, est maintenu malgré la crise. Nous pouvons remercier nos actionnaires », explique Rodolphe Bouin.

Une nouvelle attraction record en mai

Le dirigeant espère que les visiteurs, « qui nous ont demandé des sensations », adopterons aussi rapidement Chasseurs de Tornades, la nouvelle attraction que le Futuroscope ouvrira en mai. Installés sur une plateforme rotative pouvant tourner sur elle-même jusqu’à 30 km/h, les passagers de l’attraction feront face à un écran de 17 mètres de diamètre et de 30 mètres de haut. Aux côtés de deux chasseurs de tornades, ils plongeront jusqu’au cœur de la tempête, avec un mélange d’effets numériques et de scènes live impliquant véhicules et autres éléments de décor.

« C’est une attraction unique au monde et qui s’inscrit tout à fait dans l’ADN originel du Futuroscope. C’est une immersion dans une thématique scientifique par la grande image, la prouesse technologique », s’enthousiasme Rodolphe Bouin. Et un investissement record, encore une fois (21 millions d’euros). « C’est le prix qu’il faut mettre pour associer la qualité de l’attraction et la quantité de visiteurs qu’elle peut accueillir. Si le Futuroscope veut atteindre ses ambitions, il doit disposer de ce genre d’attractions. »

« 60% de l’activité normale » en 2021

Nouvel hôtel et nouveau restaurant conceptuel, nouvelle attraction majeure : le Futuroscope semble bien armé pour aborder la saison 2022, qui commencera dans quelques semaines à Chasseneuil-du-Poitou. « Nous sommes impatients, car cela fait deux ans que nous n’avons pas pu opérer une année complète ». En 2021, et avec 7 mois de fermeture, le Futuroscope n’a pu accueillir que 1,1 million de visiteurs (contre 2 millions en 2019). Le chiffre d’affaires, qui plafonnait à 105 millions d’euros en 2019, atteint péniblement 63 millions d’euros.

« Tout ça représente environ 60% de notre activité normale », détaille Rodolphe Bouin, qui préfère se concentrer sur les signaux positifs. « Dès que nous avons pu ouvrir, en 2021, nous avons battu nous nos records : cela prouve qu’il y a de l’appétence pour le produit Futuroscope ». Le panier moyen est lui aussi en hausse, « de l’ordre de 10 à 15% », notamment grâce à une bonne stratégie commerciale sur le prix, et le Futuroscope est persuadé que les investissements à venir permettront « d’allonger le temps de séjours », et donc d’augmenter la dépense par visiteur.

« C’est pour cela qu’on espère bien, dès 2022, battre les records que nous avons enregistrés en 2019. Nous allons attirer plus de visiteurs, et nous devons attirer plus de visiteurs, pour rentabiliser tous ces investissements », conclut Rodolphe Bouin. Le Futuroscope rouvrira ses portes le 5 février 2022.

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