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EasyJet : des pertes réduites et un vent d’espoir

Malgré le variant Omicron, easyJet prévoit une forte demande cet été avec une capacité proche du niveau pré-pandémique.

La compagnie aérienne britannique Easyjet a divisé par deux sa perte avant impôts au cours de son premier trimestre décalé, malgré le variant Omicron du Covid-19, et s’est félicitée de l’assouplissement des restrictions sur les voyages en Europe. La perte avant impôts pour le trimestre achevé au 31 décembre s’est élevée à 213 millions de livres, contre 423 millions un an plus tôt, a annoncé jeudi dans un communiqué le transporteur « low cost ».

Les recettes totales du groupe ont atteint 805 millions de livres, quasi quintuplées. Des réductions de coûts ont permis de compenser l’impact de l’inflation.

« EasyJet a su se transformer, notamment en optimisant son réseau et sa flexibilité et en trouvant des économies durables », ce qui a permis de « compenser la pression inflationniste », a fait valoir son directeur général, Johan Lundgren, cité dans le communiqué.

EasyJet veut supprimer l’obligation de test

La compagnie a salué la décision du gouvernement britannique, lundi, de supprimer toute exigence de test pour les voyageurs entièrement vaccinés arrivant dans le pays à partir du 11 février, après un premier assouplissement des restrictions début janvier.

Une politique qui « a dopé les réservations » et qui est imitée par « d’autres pays, dont la France », selon Easyjet. C’est « un pas de plus bienvenu vers la libre circulation dans toute l’Europe ».

« Nous pensons que l’obligation de test pour voyager au sein de notre réseau devrait bientôt appartenir au passé », a lancé Johan Lundgren, qui prévoit « un été fort » avec une demande « qui nous permettra de revenir à des niveaux de capacité proches de ceux de 2019 ». L’action d’Easyjet était en hausse de 0,76% à 640,20 pence jeudi peu avant 9 h à la Bourse de Londres. 

Omnicron a tout balayé

L’aéroport londonien d’Heathrow, principal « hub » du pays, a annoncé début janvier que le nombre de passagers en transit sur son site avait encore reculé en 2021 par rapport à une année 2020 déjà noire, le variant Omicron ayant provoqué des annulations de vols en série après un début d’année confiné.

La compagnie aérienne Ryanair, concurrente d’Easyjet, a indiqué avoir transporté 9,5 millions de passagers en décembre, son plus bas niveau depuis juillet.

Easyjet a expliqué de son côté jeudi avoir vu une amélioration de son activité en octobre et novembre, mais qu' »Omicron a interrompu cet élan » en décembre. Et la compagnie s’attend à ce que le variant « continue d’avoir un impact » au deuxième trimestre.

Désormais, l’inflation comme ennemie

Malgré tout, Easyjet a tourné au premier trimestre à 64% de sa capacité de 2019, en ligne avec ses prévisions et en forte augmentation par rapport à la même période l’an dernier (18%). La compagnie avait réduit sa perte nette annuelle lors de l’exercice terminé fin septembre, à 858 millions de livres contre près de 1,1 milliard un an plus tôt malgré un chiffre d’affaires divisé par plus de deux, grâce à une réduction drastique des coûts opérationnels et financiers.

« La baisse des restrictions aux voyages annoncée par le gouvernement britannique (…) est une bonne nouvelle pour les compagnies aériennes et EasyJet a vu un bond immédiat dans ses ventes dans la foulée », a commenté Matt Britzman, analyste de Hargreaves Lansdown.

« L’inflation continue à être une nuisance pour la plupart des secteurs en faisant monter les coûts tandis que des consommateurs perdent une part de leur revenu disponible (…) Il ne fait aucun doute que les prochains mois resteront difficiles mais il y a un peu d’espoir à l’horizon avec tant de vacanciers qui se préparent à faire leurs valises », ajoute-t-il .

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