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Le manque d’avions retarde la croissance de La Compagnie

Comme nombre de ses concurrents qui profitent de la reprise post-Covid, La Compagnie ronge son frein en attendant la livraison de nouveaux appareils.

La Compagnie, qui exploite deux Airbus A321Neo configurés en classe Affaires (76 passagers), devrait dépasser les 100 millions d’euros de chiffre d’affaires à l’issue de l’exercice en cours, à l’automne prochain. « C’est conforme à nos prévisions, et à peine supérieur à nos performances de l’exercice précédent », explique Christian Vernet, le PDG de la compagnie créée en 2014. « Nous sommes dans une année de transition. Concrètement, il nous est difficile de poursuivre notre croissance sans capacité supplémentaire. »

Jusqu’à 14 vols par semaine

Un troisième A321Neo est bien commandé, mais il ne sera pas livré avant 2026. « Nous l’aurions voulu en 2025… », concède Christian Vernet. Mais Airbus et Boeing, dont les carnets de commande sont remplis, ne peuvent pas répondre rapidement à la demande mondiale des compagnies aériennes. La Compagnie doit donc patienter. « C’est une contrainte industrielle sur laquelle nous n’avons aucune prise », indique le PDG. Avec jusqu’à 14 vols programmés par semaine, La Compagnie atteint donc « le maximum de ses capacités ».

Il existe toutefois des leviers relatifs de croissance en attendant ce troisième avion. Le taux de remplissage moyen, qui atteint 75%, pourrait être amélioré, en basse saison. La Compagnie planche aussi sur la mise en place de partages de codes « avec des fournisseurs qui proposent le même genre de prestations » aux Etats-Unis. Ainsi, les clients pourraient rejoindre d’autres destinations du pays de l’Oncle Sam en utilisant New York comme ville d’escale. Parce que la ville américaine constitue toujours le cœur de l’activité du transporteur. 70% de sa clientèle possède d’ailleurs la nationalité américaine. 

« On saurait remplir une flotte de 6 à 10 avions »

La liaison Paris-New York séduit 38 000 passagers par an, sur les 75 000 transportés également sur des vols Nice/New York, Milan/New York et des charters. Fait notable : 90% de la clientèle de la Compagnie est une clientèle « loisirs » qui décident de s’offrir un vol transatlantique en classe affaires.

« C’est ce qui nous a permis de redevenir profitable dès 2022 », estime Christian Vernet. « Avec la crise sanitaire, nous avions anticipé une chute des voyages affaires. Et ça s’est confirmé, avec une baisse de trafic de cette clientèle située entre 10 et 20% ». La clientèle loisirs porte ainsi l’activité de La Compagnie. Et c’est elle qui sera adressée par la future ligne entre New York « et une capitale européenne » qui sera opérée par le nouvel avion, en 2026.

La Compagnie et ses 140 salariés doivent donc apprendre patienter, même après la livraison du troisième appareil. « Nos projections nous permettent de dire qu’on saurait remplir une flotte de 6 à 10 avions. Mais Airbus ne se positionne pas avant 2030 sur les avions qu’on veut », regrette Christian Vernet.

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