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La vallée du Douro

Un paysage qui terrasse

Les pales des éoliennes blanches tournent doucettement. Elles sont une dizaine, au sommet d’une colline verdoyante, à se partager un panorama superbe, coupé en deux par le fleuve. De chaque côté, des versants inclinés jusqu’à 70°. C’est ici qu’il vit, dans la vallée du Douro, en silence, solitaire la majeure partie de l’année. Il ne se nourrit que de chaleur. Celle du soleil écrasant en journée ; celle de la terre rocheuse, qui prend le relais la nuit en diffusant les rayons accumulés des heures durant. Attention : pas une goutte d’arrosage ; c’est aussi ça le secret de ce raisin, qui confère au vin de Porto son goût unique. Dans le sol schisteux et très escarpé, il a fallu plus de 20 siècles depuis les Romains pour réaliser l’architecture en terrasses qui constitue le point d’orgue de la vallée. Et construire des milliers de kilomètres de murets de soutènement, pour implanter la vigne. Elle s’étend aujourd’hui sur 40 000 hectares, dont la splendeur du paysage lui vaut d’être classé au Patrimoine mondial par l’Unesco. Sur ce terrain abrupt, les vendanges en septembre se font toujours à l’ancienne. Femmes et enfants font la cueillette à la main, déposent la lourde récolte dans les hottes portées par les hommes, puis déchargées dans des camions. Destination : Villa Nova de Gaia ou les quintas (domaines) de la région, qui compte près de 33 000 producteurs de vin. Le raisin, star de la vallée, se dispute toutefois la tête d’affiche avec l’olive. Entre deux parcelles de vignoble, les arbres au tronc tordu ont envahi quelques terrasses, avec une orientation différente selon le terrain. C’est à se demander si une coiffeuse experte n’aurait pas un jour natté la terre selon un schéma rectiligne complexe, façon tresses africaines !

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