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La grande braderie de printemps des TO

Thomas Cook, STI, Fram : pour les TO en difficulté, l’heure est aux cessions d’actifs, marques, filiales ou immobiliers. Mais les situations ne sont pas toutes comparables.

Thomas Cook France qui cède certaines de ses activités de tour-opérating, Fram qui vend sa filiale d’autocars et une partie de son patrimoine immobilier, STI qui se sépare de ses locaux… Pour les TO en difficulté, le grand ménage a commencé. Tous trois ont en commun de cumuler les pertes depuis plusieurs années. Mais la comparaison va-t-elle au-delà ? « La cession d’actifs peut répondre à trois logiques », explique Antoine Cachin, ancien président du directoire de Fram, aujourd’hui à la tête du cabinet Itac Consulting. « Dans un premier cas, c’est la conséquence d’un mouvement de fond cyclique, comme cela s’est passé dans l’hôtellerie, où des groupes achètent à un moment de l’immobilier, puis le revende dans la période suivante pour améliorer leur rentabilité. Dans un second cas, l’entreprise vend ce qu’elle considère comme n’étant pas stratégique pour son activité. Troisième cas, enfin : elle a besoin de cash, besoin qui augmente en période de crise. » Chez Thomas Cook France, la cession des activités à la carte et des marques Austral Lagons, Au Coeur du Monde et Secrets, entérinée le 11 avril, s’inscrit dans le second scénario, la maison mère souhaitant recentrer ses activités françaises sur le seul tour-opérating mainstream (clubs, séjours, circuits, voir ci-dessous). Chez Fram comme chez STI, en revanche, la vente d’actifs est destinée à faire rentrer de l’argent dans les caisses et à éponger la dette. Après avoir cédé il y a quelque semaines sa filiale autocars, TRG (Transports rapides du Gers), le TO toulousain a désormais engagé la vente du siège de Fram Agences, dans le centre de Toulouse, pour un montant qui pourrait tourner entre 5 et 7 millions d’euros. En octobre dernier, Georges Colson, alors président du directoire, avait également mentionné la possibilité de se séparer d’actifs hôteliers, dont la valeur était estimée à 121 millions d’euros. Les filiales tunisiennes, les plus en difficulté du groupe, sont-elles dans le viseur ? Encore faudrait-il trouver un acquéreur, dans un pays où l’hôtellerie croule sous les dettes. Sur place, en tout cas, « aucune discussion n’est en cours à ce sujet », promet-on chez Orange Tours, le réceptif maison de Fram.

Même mal, même remède chez STI Voyages. Déjà refinancé à hauteur de 4,5 millions d’euros depuis janvier 2012 par ses actionnaires, le TO a finalisé le 15 avril la vente de ses locaux historiques à Paris. Une opération qui devrait lui rapporter autour de 2 millions d’euros. De quoi fournir un peu d’air, alors que les dettes ne sont pas encore soldées et que les ventes restent faibles. Mais en se séparant de son patrimoine immobilier, STI a sans doute aussi tiré sa dernière cartouche…

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