L’APS épaule les agences de voyages
Depuis le 1er janvier, l’Association professionnelle de solidarité du tourisme dénombre sept mises en redressement judiciaire et 43 liquidations, dont 12 à sa charge.
Le pire est à venir. Olivier Delaire, président de l’Association professionnelle de solidarité du tourisme (APS) ne cache pas son pessimisme. Et d’ajouter : Nous sommes dans une situation professionnelle dramatique. Le paiement le 15 septembre du BSP va être difficile. De fait, le nombre de sinistres parmi les entreprises de tourisme a augmenté de près de 15 % depuis octobre 2002 par rapport à l’année précédente, dont 20 % sont à la charge de l’APS. Le coût de ces sinistres a également doublé en un an, estimé pour 2003 à près de 1,6 ME, dont 1,2 ME pour les seuls Mond-Event/Mondo Stim et HB Voyages.1 800 clients ont été pris en charge à ce jour par l’association.
Ces défaillances ne pénaliseront pas la croissance de l’APS qui comptait 2 580 adhérents fin 2002 et devrait dégager cette année un solde positif d’une centaine d’entreprises, grâce à l’adhésion de 150 à 180 sociétés, dont quelques poids lourds comme Eurodisney et le Club Méditerranée.
L’Association milite pour les frais de dossier
Dans cette période difficile, l’association poursuit son action pour épauler les agences, à travers des demandes d’aides au ministère des Finances (baisse de la TVA et des charges patronales, report de charges), des cycles de formation et conseils. A partir du 15 septembre, l’APS commencera à proposer sur son site Internet des modules de formation. Le premier thème en sera Passer un cap difficile.
Elle va aussi accentuer son lobbying concernant la prise systématique de frais de dossier. Il en va de la survie des agences, alors que leurs marges ont baissé de 20 % depuis mars 2001, affirme Olivier Delaire. Une enquête sur les missions et les services de l’APS a par ailleurs été lancée auprès des adhérents. Ses résultats seront dévoilés en décembre.
Mais le grand chantier de la fin d’année sera la montée en puissance du service consommateurs, pour que l’APS devienne l’interlocuteur privilégié des clients. Un observatoire réalisé avec les TO, distributeurs, la direction de la concurrence et des fraudes… sera d’abord créé pour étudier les réclamations des consommateurs. Il sera doublé en 2004 par une commission de médiation professionnels-consommateurs, sur le principe de celle déjà opérationnelle entre distributeurs et producteurs. Enfin, pour faire connaître son action aux clients, une campagne de communication l’association lancera en octobre dans les cahiers tourisme de journaux grand public comme le Point, le Figaro, l‘Express, Paris-Match…
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