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Karhoo : « Nous accèdons à 3500 flottes de VTC et de taxis »

Filiale de Renault, Karhoo surfe sur la vague de la mobilité. Vanessa Heydorff, Senior Vice President, nous explique comment l’entreprise a pivoté, pour ne plus être en concurrence frontale avec Uber.

L’Echo touristique : Karhoo a été fondé en 2016 par Boris Pilichowski et Nicolas Andine, qui sont aujourd’hui co-PDG. Cest une filiale de Renault depuis 2017. Comment a évolué l’entreprise ?

Vanesssa Heydorff : A l’origine, Karhoo était sur un modèle B2C. Or le marché était déjà bien occupé, par des entreprises comme Uber. Aujourd’hui, nous sommes en B2B et en B2B2C. Nous avons consacré trois années à la construction de notre plateforme de marque blanche. Nous accédons à plus de 3500 flottes de VTC et de taxis -dont 130 en France-, soit deux millions de chauffeurs dans 125 pays. Les plateformes d’hébergement et les hôteliers savent qu’ils ne peuvent plus se contenter de vendre des chambres. Il leur faut aussi proposer des services additionnels sur leur site, comme des courses en VTC ou en taxi, pour éviter au voyageur d’aller sur différents sites.

Accédez-vous à Uber ?

Vanesssa Heydorff : Non.

Vous êtes une place de marché. Avec quel modèle économique ?

Vanesssa Heydorff : Notre modèle économique, c’est un fee de moins de 15%, que nous ajoutons à la course effectuée par le VTC ou taxi. Nous ne facturons donc pas de commission aux chauffeurs. Les marques qui nous intègrent peuvent, elles, ajouter un mark-up. Nous pouvons même intégrer leur programme de fidélité.

Nous enregistrons un nombre croissant de réservations d’un point A à un point B dans une même ville.

Vous avez annoncé de nouveaux clients tels Appart’City et Trainline. Quelles sont vos principales cibles ?

Vanessa Heydorff : Nous adressons plusieurs marchés comme l’Hospitality, les compagnies aériennes et ferroviaires. Parmi nos clients figurent aussi Booking, la SNCF, Thalys, la Renfe, les OTA Ctrip et FarePortal. Nous ciblons aussi les entreprises qui cherchent une app de mobilité pour les déplacements de leurs collaborateurs – nous répondons à des appels d’offres-. Le MaaS et l’assistance sont deux autres segments que nous développons.

Le MaaS, pour « Mobility as a Service », afin de couvrir les derniers kilomètres ?

Vanesssa Heydorff : Les premiers et les derniers kilomètres. Nous enregistrons un nombre croissant de réservations d’un point A à un point B dans une même ville. Au vu du contexte sanitaire, des entreprises préfèrent par exemple que leurs salariés se déplacent avec un véhicule privé plutôt qu’avec les transports en commun. Aujourd’hui, nous avons 70% de transferts (domicile-aéroport, NDLR), et 30% de parcours du quotidien. Les applications MaaS sont souvent créées par des villes pour permettre aux citoyens de se déplacer facilement, ainsi que par des entreprises comme la SNCF pour son Assistant. Leur développement reflète un gain de maturité sur le marché de la mobilité. Tous les grands acteurs s’y mettent.

Quelles sont vos ambitions en 2021 ?

Vanesssa Heydorff : Malgré la pandémie et et la chute des déplacements au niveau mondial, nous avons enregistré un bond de 50% de courses en 2020, à ce jour. Nous visons 15 000 courses par jour, à l’échelle mondiale, d’ici la fin de l’année 2021. Nous souhaitons séduire d’autres grands acteurs du voyage et de l’hôtellerie, renforcer l’international et aider l’industrie à gagner en maturité sur la mobilité.

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