"On ne voyage plus", a martelé Jean-Yves Le Drian, à la question de savoir s'il était encore possible de se rendre à l'étranger. Le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères a formulé cette injonction pour tous les déplacements, y compris au sein de l’Union européenne, rappelant les consignes du Quai d'Orsay dont il est le locataire. C’était lors de l'émission Questions politiques sur France Inter, Franceinfo et du journal Le Monde dimanche 24 janvier. "Nous avons oublié que nous avons fermé, collectivement, les frontières hors Europe depuis le 18 mars 2020 », a-t-il aussi rappelé. « Cette protection des frontières est acquise depuis très longtemps », a-t-il ajouté, précisant qu'il y a "quelques exceptions" pour "le retour des résidents européens français sur leur territoire".
Un test PCR négatif en arrivant en France
Pour les personnes qui reviennent d’un pays situé en dehors de l’Europe, une triple formalité s’impose. Un test PCR avant de prendre l’avion, une septaine à l’arrivée sur le territoire français et un nouveau test PCR à l’issue de l’isolement sont désormais obligatoires. Par ailleurs, depuis la nuit de samedi 23 janvier à dimanche 24 janvier, présenter un test PCR négatif est devenu obligatoire pour les voyageurs en provenance de l'Union européenne (UE) dans les ports et aéroports français. Ce test n’est en revanche pas réclamé pour les personnes se déplaçant au sein de l'UE en voiture ou en train, pour l’instant. Mais là aussi, Jean-Yves Le Drian le répète : "On ne voyage pas". "Si vous allez à l'étranger, il faut le faire pour des raisons extrêmement impératives." Par rapport à la France, la Belgique, elle, va un cran plus loin : le pays a décidé vendredi dernier d'interdire les voyages "non essentiels" vers et hors de son territoire à compter de mercredi, jusqu'au 1er mars. A lire aussi :


