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Hervé Bellaïche : « Nous voulons imposer Catlante comme un réflexe pour les agents de voyages »

Équipe commerciale étoffée, roadshows et visites de navires : Catlante, le spécialiste de la croisière en catamaran à la cabine, veut augmenter sa visibilité auprès de la distribution.

L’Echo touristique : Catlante élargit son portefeuille de destinations avec le lancement de croisières aux Baléares. Pourquoi avoir choisi l’archipel espagnol ?

Hervé Bellaïche : C’est une destination que j’ai envie de lancer depuis que j’ai repris Catlante, en 2023. À mon arrivée, j’ai passé des heures à éplucher les questionnaires de satisfaction des clients, pour savoir quels étaient ses points forts et ses axes d’amélioration. À la question : « quelle destination souhaiteriez-vous découvrir avec Catlante ? », les passagers répondaient : les Baléares. Cela fait donc trois ans que j’embête mes équipes pour lancer une croisière sur place. C’est désormais fait, avec deux bateaux positionnés au départ de Majorque, et les premiers départs prévus en juin.

Quels ajustements avez-vous effectués après avoir lu ces questionnaires ?

Hervé Bellaïche : Nous avons changé énormément de choses dans l’exécution du voyage. Cela va du pack de boissons alcoolisées au matériel de snorkelling, en passant par l’accueil des clients, la segmentation de notre offre ou la possibilité d’avoir un équipage étoffé. Tout ce travail tend à simplifier au maximum le produit, pour les clients, dont la plupart ne sont pas familiers avec ce type de voyages, et pour les agences de voyages, sur qui nous comptons pour nous développer.

Justement, la conquête du B2B a toujours été l’une de vos priorités. Où en est Catlante ?

Hervé Bellaïche : Aujourd’hui, nous disposons de contrats avec 700 agents de voyages. Ça n’est pas encore assez. Nous travaillons très bien avec quelques agences, mais là aussi, il faudrait qu’elles soient plus nombreuses. Nous sommes convaincus d’avoir un produit unique et original, qui répond à de nombreuses tendances de voyage : la déconnexion, l’intimité, la proximité avec la nature… Il doit être mieux connu de la distribution, pour imposer Catlante comme un réflexe pour les agences de voyages.

Nous pouvons faire 5 ou 10 fois plus avec les agences.

Des initiatives sont mises en place pour augmenter cette visibilité ?

Hervé Bellaïche : Nous venons tout juste de recruter quatre commerciaux multicartes, qui sillonnent la France pour promouvoir Catlante. Nous partons également en roadshow dans sept villes* qui accueilleront un ou deux de nos bateaux. Nous inviterons des agences de voyages qui, elles-mêmes, inviteront leurs clients à bord pour que tout le monde découvre nos catamarans. Je lance d’ailleurs un appel aux agences intéressées par ces visites de navires : n’hésitez pas à vous manifester !

Aujourd’hui, combien pèsent les agences de voyages dans vos ventes ?

Hervé Bellaïche : Nous avons doublé nos ventes avec les agences de voyages ces six dernières mois, mais je pense que nous pouvons faire 5 ou 10 fois plus en l’espace de deux ans. Notre produit est simple et ultra-lisible, ce qui le rend très facile à vendre pour les agents. Nous organisons même des webinaires « Comment vendre une croisière Catlante en 5 minutes ? ». C’est un produit qu’ils doivent faire tester à leurs clients. D’ailleurs, toujours dans cette optique de populariser les croisières en catamaran, nous lançons des itinéraires dès deux nuits pour ce printemps, et jusqu’à des formats mid-week.

Avec la guerre au Moyen-Orient, vous ne craignez pas la prudence du marché ?

Hervé Bellaïche : Nous savons que l’incertitude créée par ce genre d’événements n’est jamais bonne pour le tourisme. Mais le marché s’est toujours montré résilient. Les gens ont envie de partir en vacances. Depuis le déclenchement de la guerre, nous constatons par exemple beaucoup de réservations de dernière minute vers les Caraïbes. Nous opérons des croisières aux Grenadines, en Corse, aux Seychelles et aux Baléares. Autant de destinations qui s’imposeront peut-être comme des valeurs refuges dans ce contexte très incertain au Moyen-Orient.

*La Rochelle (14/16 avril), Pornichet (19/21 avril), Bordeaux (24/26 avril), St-Jean-de-Luz (30 avril/2 mai), la Grande Motte (22/23 avril), Nice (25/27 avril), Marseille (29 avril/25 mai).

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