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Helmut Gschwentner (Travel Europe) : Nous dirons lundi si Donatello nous intéresse toujours

Le DG de Travel Europe se donne jusqu'à lundi pour décider de maintenir ou pas l'offre de reprise de Donatello. Il l'a déclaré ce matin à l'Echo touristique, à l'occasion d'une interview.

L'Echo touristique : Pourquoi hésitez-vous aujourd'hui à maintenir votre offre de reprise de Donatello ?

Helmut Gschwentner : L'audience du tribunal qui devait étudier les offres de reprise de Donatello dont celle de Travel Europe, prévue le 28 janvier, a été annulée à cause de la grève des greffiers. Elle a été reportée au 4 février. Le jugement ne sera rendu ensuite au mieux que une ou deux semaines plus tard. Pour nous, le timing est mauvais. Cela reporte d'autant l'impressionde la brochure Donatello, puis sa parution, et risque donc de compromettre la saison. Chaque jour qui passe correspond à une baisse de réservations, de chiffre d'affaires et de confiance. On est en train de perdre beaucoup d'acomptes et nous devons faire nos comptes, puisque nous nous sommes engagés à garantir chaque départ.

Quand allez-vous trancher ?

Pour l'instant, nous sommes à 50/50. Nous nous donnons le week-end pour réfléchir, nous réunir en conf calls puisque je suis rentré hier à Stans en Autriche. Nous dirons lundi soir je pense, au plus tard, quelle suite nous donnons à notre offre de reprise. Légalement, nous avons jusqu'au 4 février pour nous dédire, le cas échéant.

Que pensez-vous des réactions des salariés de Donatello, qui vous reprochent d'avoir favorisé l'ancienne équipe de Marmara ?

Je comprends leur point de vue et réactions. Nous avons essayé de faire au mieux. Nous proposons dans notre offre de reprendre 19 postes dont malgré tout une partie sont des salariés ayant de l'ancienneté chez Donatello. Quand nous avons préparé notre dossier fin décembre, nous étions dans l'urgence. Nous avons pris conseil auprès de la direction actuelle de Donatello, et travaillé sur les intitulés de postes qui nous semblaient les plus appropriés pour garantir la perennité de l'entreprise. On a essayé de proposer une organisation qui puisse fonctionner pour la suite. On ne peut pas, malheureusement, reprendre plus de postes. Nous devons aussi penser et protéger  notre filiale Visit Europe. Je n'en veux pas aux salariés de Donatello. Mais je suis désolé quand je lis qu'ils préfèreraient la liquidation plutôt qu'une reprise par Travel Europe.

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