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Guerre au Moyen Orient : Airbus veut réduire de 10% les "dépenses non essentielles"

Face aux incertitudes pesant sur le secteur aérien en raison de la guerre au Moyen-Orient, Airbus demande à ses équipes de réduire de 10 % ses "dépenses non essentielles".

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Eglantine L’Haridon

Eglantine L’Haridon, AFP

20 mai 20261 min de lecture

Guerre au Moyen Orient : Airbus veut réduire de 10% les "dépenses non essentielles"
Airbus entend notamment réduire ses dépenses liées aux évènements corporatifs, ou à la participation à des conférences et salons.© Omar Havana / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP

Face aux incertitudes économiques générées par la poursuite du conflit au Moyen-Orient, Airbus appelle ses équipes à la rigueur. L'avionneur européen demande une baisse de ses "dépenses non essentielles" dans un contexte qui pèse sur l'ensemble du secteur aérien et sur les chaînes mondiales d'approvisionnement. Selon un document interne consulté par l'AFP, qui confirme une information de Reuters, l'effort demandé est conséquent.

Suspendre toutes les dépenses "non strictement essentielles"

Pour la direction, la ligne de conduite est claire et donne la priorité absolue à la production. "Notre priorité est de suspendre de manière significative toutes les activités et toutes les dépenses non strictement essentielles à nos activités industrielles et opérations, sans pour autant compromettre" la sécurité et la qualité, souligne le mémo. "Notre objectif est de réduire ces coûts de 10% par rapport à 2025", y est-il précisé. Sollicité, le groupe n'a pas souhaité faire de commentaires. Concrètement, la consigne est de n'engager aucune dépense inédite ou activité de sous-traitance qui ne serait pas indispensable aux opérations industrielles et au fonctionnement d'Airbus. L'objectif est de limiter le recours aux prestataires externes, de même qu'aux dépenses liées aux "animations d'équipe", aux "événements corporatifs" ou à la "participation à des conférences et salons". Le texte recommande également de "suspendre" ou de "ne pas lancer de nouveaux projets", à moins qu'ils ne soient cruciaux pour l'activité, et de "renoncer immédiatement à tout déplacement non indispensable".

Perspectives ambitieuses

Cette prudence budgétaire contraste toutefois avec les perspectives commerciales du constructeur. Fin avril, Airbus maintenait en effet son cap en comptant toujours livrer un nombre record de 870 avions commerciaux en 2026. Un objectif ambitieux qui, s'il est atteint, lui permettrait de faire mieux que sa meilleure année historique de 2019, avant la pandémie de Covid, qui s'était achevée avec 863 appareils livrés.

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