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Green Globe cherche ses marques hexagonales

Le label récompense les établissements engagés dans une démarche de développement durable, dans ses aspects environnementaux et sociaux.

Créé en 1993 au Royaume-Uni, Green Globe est une certification estampillée tourisme responsable, d’envergure internationale. Pourtant, le concept reste encore méconnu en France, tant au niveau des professionnels que du grand public. Ses promoteurs ont désigné François-Tourisme-Consultants (FTC) pour le développer dans l’Hexagone, mais aussi en Tunisie, au Maroc et en Algérie. « Notre défi, c’est de communiquer sur Green Globe afin de mieux le faire connaître », reconnaît Yohann Robert, directeur des pôles environnement et humain au sein de FTC, un cabinet de conseil très impliqué dans les questions liées au développement durable dans le tourisme. « Nous devons aussi élargir l’éventail des établissements certifiés. Nous travaillons sur la popularisation du concept auprès des parcs d’attraction, des transporteurs touristiques et des centres de congrès. » Environ 600 structures sont certifiées dans le monde, parmi lesquels figurent 260 hôtels. Seulement six le sont en France, selon les critères en vigueur : Le PAL (parc d’attraction et parc animalier, dans l’Allier), le Club Med de Chamonix, l’Hôtel Concorde Palais de la Méditerranée, à Nice, l’Hôtel Concorde Martinez, à Cannes, l’hôtel Le Morgane, à Chamonix (lire ci-contre). Mais d’autres vont suivre. Des audits, menés notamment par FTC, sont en cours. Au fait, Green Globe, kézako ? C’est une certification différente de l’Éco-label européen, plus connu sur notre continent. « L’Éco-label européen possède un formidable référentiel, mais uniquement dans l’environnement. Le Green Globe couvre tout le chapitre de l’économie et le volet social. Les établissements qui veulent s’en prévaloir ont une approche globale du développement durable. »

UN ENGAGEMENT FORT DES ÉQUIPES

Avec trois objectifs en ligne de mire : la baisse des coûts à terme, la motivation des équipes autour d’un projet moteur, et l’image bonifiée qui en résulte. Toutefois, il faut comme prérequis un engagement fort de la part des salariés et du management, pour obtenir un taux de réussite de 51 % aux indicateurs verts audités par un tiers indépendant. À quel prix ? Le coût de l’adhésion, (650 E à 4 500 E/an), de l’audit et de l’accompagnement revient en moyenne à 0,05 E par nuitée, estime Yohann Robert.