Retrouvez l'actualité du Tourisme pour les professionnels du secteur tourisme avec l'Echo Touristique : agences de voyages, GDS, prestataires spécialisés, voyagistes

Dans le sillage de La Valette

Entre Orient et Occident

« Ici, le baigneur saute dans la mer comme une grenouille, et remonte sur la rive par une échelle », s’amuse un Maltais. Les rayons dardent l’archipel comme Le soleil des Scorta que le romancier Laurent Gaudé a campé dans la Sicile, toute proche. Il a beau faire 27° en cette fin d’octobre, Malte est plus culturelle que balnéaire. C’est un gros rocher serti de fortifications, qui se contemplent si bien du large. Deux heures de bateau permettent de butiner les ports blottis autour de La Valette, sublimés par leurs pierres ocre. Palais, hôtels, marinas et cales sèches s’entrelacent comme des mille-feuilles au-dessus de la Méditerranée. Aujourd’hui, les yachts ont remplacé les galères d’autrefois. L’île garde toutefois l’empreinte des colonisations successives, jusqu’à son indépendance en 1964. Le maltais, très influencé par la langue arabe, côtoie l’anglais comme langue nationale. Britannique pendant 150 ans, l’archipel roule à gauche. Française pendant deux ans, elle accueille le visiteur d’un bonju et le salue d’un bonsoi. Ses maisons traditionnelles arborent des balcons fermés, d’influence espagnole. Dans son architecture, La Valette porte surtout l’héritage baroque et militaire des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Seigneurs de l’île pendant près de trois siècles, ces gardiens de la chrétienté ont fait construire un palais de maîtres, des maisons fastueuses et des blasons qui poinçonnent chaque coin de rue. Sans oublier un chapelet d’églises, religieusement fréquentées, dont une magnifique co-cathédrale à La Valette.

%%HORSTEXTE:1%%

Laisser un commentaire

Dans la même rubrique