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Ce qui pollue le voyageur d’affaires

Grâce à l'analyse de plusieurs bases de données, Carlson Wagonlit Travel a identifié et chiffré les facteurs de stress pour les voyageurs d'affaires lors des 22 étapes de leurs déplacements.

Carlson Wagonlit Travel (CWT) a récemment présenté son nouvel outil, le Travel Stress Index (TSI), un algorithme qui "permet de mesurer l'impact financier des pertes de productivité résultant du stress lié aux déplacements professionnels", explique un communiqué.

Mais le stress correspond davantage, dans ce cas, à une perte de temps. L'étude "Stress Triggers for Business Travelers" de CWT de 2012 évoque de fait la perte de temps liée par exemple à un retard de bagage, une mauvaise connexion Internet, les vols économiques sur les moyen et long-courriers, ou le retard de vols comme le premier facteur de stress.

"Il faut que les collaborateurs soient productifs"

"Pour qu’un voyage soit rentable, il faut que les collaborateurs soient productifs, et donc dans de bonnes conditions pour l’être, explique Vincent Lubutenel, responsable de CWT Solutions Group pour la zone EMEA. Or, le stress, inévitable au demeurant, quel qu’en soit son niveau, impacte la productivité. Notre algorithme permet donc de quantifier pour un voyage et un voyageur donné le niveau de stress perçu, converti en une notion temporelle, et donc financière".

L'outil TSI, basé sur l'analyse et l'exploitation de neuf sources différentes (transactions aériennes, facteurs de stress, données démographiques des voyageurs, statistiques sur les retards de vols et les pertes de bagages…), repose sur l'évaluation de la perte de temps lors de chacune des 22 étapes de l'organisation d'un voyage, de la réservation à la gestion des notes de frais.

Le stress "représente un coût caché par voyage de 662$"

Premier enseignement, le stress "représente un coût caché par voyage de 662 dollars en moyenne", note Vincent Lubutenel. Cinq facteurs, correspondant à différents étapes du voyage, représentent les deux-tiers de ce montant. Le détail, plutôt attendu, a la mérite d'être chiffré. Ainsi, le fait de voyager en classe économique, et non en affaires, fait perdre 2 heures et six minutes lors d'un déplacement long-courrier, et 24 minutes pour un court-courrier.

Des règles spécifiques à certaines catégories de voyageurs

L'objectif, pour CWT, est de se baser sur des analyses plus fines, suivant le profil de chaque entreprise et de chaque voyageur, pour proposer les solutions les plus adaptées. En effet, "il existe des disparités de perception du stress significatives" suivant les voyageurs. "Il ne s’agit pas d’avoir autant de politiques voyages qu’il y a de voyageurs", mais il est possible d'introduire "des règles spécifiques à certaines catégories de voyageurs (voyageurs fréquents, génération Y …) ou en fonction du motif du voyage (réunion interne ou négociation avec un partenaire …)". Un voyageur de la génération Y, moins facilement stressé, pourra donc malheureusement la chance de voyager en classe économique…

"En somme, il s’agit d’aider nos clients à améliorer le bien-être de leurs voyageurs, avec pour corolaire une augmentation de la productivité de leurs employés" explique Vincent Lubutenel. Au final, selon CWT, il est possible d'agir sur 32% des pertes de productivité des entreprises sur les voyages d'affaires, un pourcentage qui correspond à l'écart entre la moyenne des clients de l'entreprise et "les meilleurs performeurs". Soit pour une entreprise effectuant en moyenne 5 000 voyages par an, environ 1 million d'euros.

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