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Baromètre Booking de l’hébergement : un optimisme prudent pour 2025

Un hôtelier sur deux se dit confiant quant aux six prochains mois, selon le Baromètre européen de l’hébergement touristique 2025 réalisé par Booking.com.

C’est un « tableau optimiste », selon Booking.com, qui partageait ce mercredi son cinquième Baromètre européen de l’hébergement touristique 2025. Chaque année, il prend le pouls des hôteliers Français. En 2025, ceux-ci témoignent ainsi d’un « sentiment positif », malgré des limites liées à l’emploi et à l’adoption de nouvelles technologies.

Et si les Français sont parmi les plus prudents de l’Europe, selon le baromètre, ils demeurent plutôt optimistes quant au développement économique de leur établissement. Ils sont 50% à évoquer des attentes futures « très positives » ou « positives » – contre une moyenne européenne à 63%, et des Pays nordiques très enthousiastes, où les hôteliers sont 64% à faire part de cet optimisme.

© Booking.com / Statista

Optimisme « plus important » pour les chaînes

Mais, « malgré les incertitudes géopolitiques et macroéconomiques », le niveau français est supérieur à celui de l’année dernière (47%) et évidemment bien plus élevé qu’en 2022, où il s’élevait à 23%. Booking.com nuance néanmoins ce constat. Selon la plateforme, si « les chaînes hôtelières adoptent des stratégies d’investissement plus dynamiques », les « établissements de petite ou moyenne taille, ainsi que ceux de catégorie inférieure, optent pour des plans plus prudents ».

De manière plus globale, le rapport souligne l’avantage des chaînes hôtelières, face aux hôtels indépendants et aux hébergements alternatifs. Elles continuent d’afficher « un optimisme plus important dans la quasi-totalité des indicateurs ». Mais malgré ces différences, « les trois types d’hébergement affichent des intentions d’investissement similaires ». « Même si les attentes se sont légèrement atténuées après la période du « revenge travel », les hôteliers européens ne reviennent pas sur leurs engagements à long terme, anticipant probablement une croissance saine et continue de la demande », note le rapport.

Recherche employé qualifié

C’est au niveau de l’emploi que ça se gâte. Selon l’étude, si les hôteliers estiment que « les postes saisonniers peu qualifiés sont relativement plus faciles à pourvoir », c’est sur les postes qualifiés et à fortes responsabilités qu’on manque de personnel. En France, les « longs trajets (50%) » et « le manque de perspective d’évolution de carrière (48%) » constituent les obstacles majeurs au recrutement.

41% des répondants français citent également le manque de compétences ou d’expérience nécessaires comme l’un des principaux freins. « Prendre le risque d’embaucher des candidats sous-qualifiés ou moins expérimentés est tout aussi peu attrayant en raison des coûts élevés liés aux formations et aux actions de montée en compétence », résume le rapport.

© Booking.com / Statista

C’est sur la formation que tout peut se jouer : de manière générale, la France investit moins dans les programmes de formation que l’Union Européenne. Si elle dépasse la moyenne continentale quant aux partenariats avec des écoles hôtelières ou des organismes de formation professionnelles, elle tombe en dessous de la moyenne sur le reste – formations en interne ou en externe. 37% des établissements d’hébergement français n’investissent actuellement pas dans la montée en compétence des équipes et ne prévoient pas le faire au cours des six prochains mois, souligne le rapport.

L’IA peine à convaincre

Et si l’intelligence artificielle pourrait supplanter certains postes, « les Français estiment que certains rôles ne peuvent pas être remplacés par l’IA », analyse Booking. Raison principale : 62% des établissement citent le retour sur investissement incertain.

Ils sont également 56% à évoquer des « coûts de mise en œuvre élevés », et 53% à souligner la « complexité de l’intégration avec les systèmes existants ». Et si « de nombreux hôteliers reconnaissent les avantages potentiels de l’IA pour leur entreprise dans le domaine du marketing et de la communication », ils sont également nombreux à ne pas croire en son utilité dans les domaines de la formation du personnel (50%) et de l’entretien.  En moyenne, ils sont plus d’un tiers (37,4%) à ne pas trouver l’IA utile, peu importe le domaine.

© Booking.com / Statista

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