Antsirabe
Senteurs d’eucalyptus
Nous reprenons la N7, pour filer vers le sud cette fois. Un luxe. Madagascar ne compte que 5 500 km de voies goudronnées pour un pays grand comme la France et la Belgique réunies. Et toujours, au-dessus des rizières, ces eucalyptus plantés à l’infini. L’arbre pousse vite, donne du bon charbon et… stérilise la terre. Rien ne repousse derrière. A Antsirabe, impossible d’échapper au show bon enfant de Marcel, le roi du bonbon à l’ancienne. Mais la palme revient à la fabrication de véhicules miniatures à partir de boîtes de conserve. Que d’astuce pour des souvenirs uniques ! Chapeaux, tissage, sacs, sculptures, corne, marqueterie… Madagascar est aussi le royaume de l’artisanat. Un apéro à l’hôtel des Termes donne une idée de ce que fut la grandeur coloniale de cette ville alanguie, avec ses larges avenues arborées, parcourues par quelque 6 000 pousse-pousse. En gagnant les hauteurs du superbe lac cratère Tritiva, on s’emplit les yeux du spectacle des rizières en terrasses. çà et là surgit un char à zébus, ou la forme puissante d’un tombeau. Ici, on ne rigole pas avec le culte des morts, importé d’Indonésie. Les familles économisent des années durant avant de déterrer l’ancêtre de son lit provisoire, pour lui offrir un grand banquet et une demeure pour l’éternité. Peu à peu, les paysages évoluent, les arbres fruitiers, manguiers et pêchers apparaissent. Quinze adolescents poursuivent en hurlant des buffles affolés, pour qu’ils piétinent la terre fraîchement retournée. A Ambalavao, c’est jour de marché aux zébus et à Fianarantsoa, la capitale du milieu, l’atelier de Pierrot Men révèle l’extraordinaire talent du photographe pour saisir l’âme du peuple malgache.
en brochure
circuit
Promenade malgache, route vers le sud, chez Meltour, circuit guidé en véhicule privé, 11 j/8 n de Paris, à partir de 2 300 E/pers. avec les petits déjeuners et un vol intérieur.