Panne électrique à Bordeaux Saint-Jean : des retards massifs et un trafic durablement perturbé
Une panne électrique liée aux températures extrêmes a paralysé la gare de Bordeaux lundi, entraînant d’importants retards persistants jusqu’à mardi.
Ce mardi 23 juin, il est 04 heures du matin quand les passagers du train Ouigo au départ de Bordeaux arrivent à la gare de Paris-Montparnasse. Le train, qui accusait 55 minutes de retard au départ de la Gironde, en raison de plusieurs problèmes en gare de Bordeaux Saint-Jean, cumule finalement 4h40 de retard lorsqu’il arrive à Paris. Travaux de nuit et autres soucis d’infrastructure ont finalement bloqué les voyageurs une bonne partie de la nuit. La SNCF rembourse donc taxis et VTC jusqu’à leur domicile, et les dédommagera à hauteur de 100%.
Rupture de caténaire en raison de la chaleur
Cet incident nocturne illustre les conséquences directes de l’effondrement partiel du réseau ferroviaire bordelais survenu la veille. Le lundi 22 juin, alors que la capitale girondine enregistre des températures caniculaires atteignant un record absolu, les infrastructures ferroviaires sont soumises à des contraintes physiques extrêmes.
Aux alentours de 15h45, une caténaire située à une centaine de mètres des quais de la gare de Bordeaux Saint-Jean cède. Selon les données communiquées par la SNCF, cette rupture est directement imputable à la dilatation du métal, un phénomène mécanique courant mais destructeur provoqué par l’exposition prolongée des câbles d’alimentation à une chaleur intense.
Face à cette avarie, les équipes d’intervention ont dû appliquer un protocole de sécurité strict. L’alimentation électrique de l’ensemble de la gare a été intégralement coupée afin de permettre aux agents d’établir un diagnostic technique sans danger. Cette coupure s’est prolongée pendant près d’une heure. Durant ce laps de temps, la circulation ferroviaire a été totalement suspendue. Les rames sur le point de partir ont été maintenues à quai, et les trains en approche ont été stoppés dans des gares périphériques. La direction régionale a précisé qu’aucun train n’a été bloqué en pleine voie, évitant ainsi aux usagers l’épreuve d’une immobilisation sans climatisation en pleine alerte canicule.
Retards de plus de 4 heures
Si la reprise du trafic a été amorcée de façon très progressive à partir de 17h00, notamment pour les axes reliant Bordeaux à Libourne et Agen, l’effet domino sur l’ordonnancement des départs s’est avéré inévitable. La régulation obligatoire d’un trafic subitement engorgé a généré une accumulation exponentielle des délais. En fin d’après-midi et durant la soirée de lundi, de nombreuses dessertes affichaient ainsi des retards oscillant entre 4 heures et 4h30. Des centaines de voyageurs ont dû patienter de longues heures dans l’enceinte de la gare Saint-Jean. En parallèle, certaines liaisons régionales, comme le trajet entre Biganos Facture et Pessac, sont demeurées totalement à l’arrêt.
Ce mardi 23 juin, le réseau accusait encore le contrecoup de cette défaillance. La SNCF a dû annoncer de nouvelles perturbations majeures pour les axes situés au sud de la métropole. Ainsi, le trafic des trains régionaux en provenance et à destination d’Arcachon, de Mont-de-Marsan, de Dax, de Bayonne, d’Hendaye, de Pau et de Tarbes restera fortement altéré jusqu’à 15h00. Les liaisons nationales ont également subi l’inertie de la veille ; les trains à grande vitesse programmés à 08h20 et 08h46 en direction de Toulouse et de Paris affichaient encore des retards avoisinant une heure et vingt minutes.

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