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3 La Cathédrale du sel

Unico et Unesco

« Pas de photo au premier niveau : c’est magnétique, les piles se déchargent en quelques minutes ». Déjà le mystère. Dans la galerie excavée au marteau piqueur, stagne le parfum soufré du diable. Les pas sonnent. Le début des stations du calvaire souterrain. Les mineurs, qui ont entrepris l’oeuvre, ont fui la bondieuserie, au profit de la symbolique géométrique de 1950. Chaque station est une grosse croix extirpée de la pierre saline. Ici en bas-relief, là en creux. Plus bas, en élévation. D’immenses excavations forment l’arrière-plan. Deuxième sous-sol. Troisième. Par des escaliers dignes des catacombes de Rome, vous atteignez la cathédrale. Un éclairage bleu. Une nef démesurée. Dans une chapelle, une ronde de casques vides rappelle que, pour réaliser cela sur leur temps libre, certains ont perdu la vie, dans un coup de grisou. Vous remontez, suffoqué par le côté unique de ce site classé au patrimoine de l’Unesco. Besoin de faire quelques pas à Zipaquira, la ville voisine, pour entendre les blagues des cireurs de chaussures, les rires d’écolières en uniforme écossais, les boniments de sorcières de l’herboriste… Mais dans la cathédrale – la vraie, celle du centre-ville -, les pierres, même pas dégrossies, de la nef rappellent qu’ici, la mine est en filigrane.

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