Advertisement
Retrouvez l'actualité du Tourisme pour les professionnels du secteur tourisme avec l'Echo Touristique : agences de voyages, GDS, prestataires spécialisés, voyagistes

3 Dans les cafés

Comme dans son salon

Le velours des banquettes du Café Sperl est tellement usé qu’il semble dater des origines, en 1880. « Les coussins ont été rénovés trois fois en un peu plus d’un siècle », rigole Manfred Staub, patron au veston impeccable, assis derrière le comptoir en bois. « Les lampes aussi sont d’origine, poursuit-il, nous les avons simplement converties du gaz à l’électricité. » À Vienne, les cafés sont un monde à part. Il y a plus de 2 600 débits de boissons dans la ville. Les plus intéressants sont dans le quartier de la Hofburg, là où se jouait la révolution artistique qui, au début du XXe siècle, donna naissance aux mouvements d’avant-garde et à l’expressionnisme autrichien. Sperl, Landtman, Hawelka, les cafés les plus réputés ont tous leurs anecdotes liées à la fréquentation du Stammtisch, la table d’honneur qu’occupaient les clients fidèles quand Vienne était au sommet de sa créativité. Aujourd’hui, on s’y attarde une heure ou deux, sous le regard bienveillant des serveurs en tenue noire et blanche, qui proposent diverses variétés de café (un « mélange » – nom français adopté pour le café au lait -, un großer Brauner à la crème…) ou, vers midi, un repas complet, populaire, à base de veau ou de boeuf bouilli. Les meilleures places, que les Viennois appellent le « box », sont près de la fenêtre, au niveau du trottoir. On y lit le journal ou un roman, tranquillement installé. Qui a dit qu’il faisait froid à Vienne en hiver ?

Laisser votre commentaire (qui sera publié après moderation)

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Dans la même rubrique