Zizanie au sein du Snav
Le Comité des présidents de région du Snav (Clair) monte au créneau pour contester l’accord signé avec Air France.
Le ton monte contre l’accord signé le 23 juillet entre le Syndicat national des agences de voyages (Snav) et Air France, entérinant la fin des commissions. Après la fronde des agences sur Internet réunies au sein de Level.com et le coup d’éclat d’Adriana Minchella, qui a annoncé sa démission de la présidence du Conseil professionnel des distributeurs indépendants et du syndicat, c’est au tour du Comité des présidents de région (Clair) de dénoncer cet accord signé sans l’aval du Conseil national du syndicat. Selon Francis Legros, président du Clair, une condition surtout n’a pas été réglée : l’équité concernant le taux de TVA appliqué par Air France et les agences de voyages. Dans une lettre adressée à la presse, il demande en conséquence la démission du président du Snav César Balderacchi si celui ne dénonce pas l’accord d’ici Top Resa et si les négociations avec Air France ne reprennent pas.
Un sérieux risque d’implosion
Beaucoup jugent cette réaction tardive, même s’ils s’accordent pour considérer le différentiel de TVA comme une hérésie. Une situation dont Air France n’est cependant pas responsable, puisque seul le ministère de l’Economie peut y remédier. Ce que rappelle le Snav, qui précise poursuivre ses actions de lobbying.
Le Clair dispose de nombreux soutiens dans son action. Il faut unir toutes les bonnes volontés pour régler le différentiel de TVA ainsi que les questions concernant la valeur faciale du billet et le détournement de clientèle vers les comptoirs des aéroports, déclare Richard Vainopolos, président de Tourcom. Les professionnels sont néanmoins inquiets des répercussions possibles de cette crise sur l’avenir du Snav, qui réunit des entreprises aux intérêts de plus en plus divergents. Il existe un risque d’implosion du syndicat, assure Richard Vainopolos. Nous devrions évoluer vers une fédération, ajoute Jean-Pierre Mas, président d’Afat Voyages. Réaliste et jugeant l’accord avec Air France irréversible, il précise que son réseau ne mènera aucune opération hostile à la compagnie. Chez Air France, on rejette tout retour à la table des négociations. C’est un problème interne au Snav, estime Christian Boireau, DG, qui rappelle qu’Air France aurait pu appliquer, au 1er janvier et sans concertation, un nouveau système de rémunération !
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