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Virus : la Chine a perdu près de 70% de son trafic aérien

Depuis le 23 janvier, le trafic aérien de la Chine s’effondre. Une situation qui risque d’avoir un impact économique important sur de nombreuses compagnies aériennes, contraintes de suspendre leurs vols à cause de l’épidémie.

C’est une des multiples conséquences de l’épidémie de nouveau coronavirus – désormais officiellement nommé Covid-19. Le trafic aérien de la Chine est en chute libre, depuis que de nombreuses compagnies aériennes ont pris la décision de suspendre ou modifier leur programme de vols desservant l’Empire du Milieu. Selon un décompte réalisé par Business Insider, relayé par Franceinfo, au total, 73 compagnies aériennes ont pris ces mesures. En Europe, British Airways avait été la première compagnie européenne a annoncé la suspension de ses vols. Air France lui avait emboîté le pas quelques jours après, annonçant dans un premier temps l’arrêt de ses vols jusqu’au 9 février, avant de le prolonger jusqu’au 15 mars. A une période qui représente traditionnellement un pic de voyage intense dans le pays, en raison des vacances du Nouvel An, les vols se sont effondrés, faute de demande. Les autorités chinoises ont en effet suspendu les voyages organisés en Chine et à l’étranger, et de nombreux pays, dont la France, déconseillent désormais à leurs ressortissants de ne pas se rendre dans le pays, tant que l’épidémie ne sera pas vaincue. En France, le Seto recommande le gel des voyages en Chine jusqu’au 31 mars. D’autres restreignent l’accès de leur territoire aux voyageurs chinois ou revenant de Chine.

Ainsi que le détaille FranceInfo, citant les données de Flightradar24, les vols intérieurs ont connu depuis le 23 janvier – date de la mise en quarantaine de Wuhan – une baisse de 75%. La baisse est de 56% pour les vols internationaux. L’effondrement est d’autant plus significatif que la Chine représente le deuxième marché aérien du monde, selon les chiffres de IATA, avec 610 millions de voyages de passagers en 2018. 

Au Salon aéronautique de Singapour, les allées sont vides

Déjà, Cathay Pacific et Hong Kong Airlines ont dû prendre des mesures drastiques qui ont des répercussions sur l’emploi. Quant à la suspension des dessertes, elle aura sans aucun doute un impact économique. Reste à savoir dans quelle mesure. « Plusieurs compagnies aériennes majeures ont réduit leurs liaisons vers et au départ de la Chine, ça représente (une perte de) chiffre d’affaires », a souligné Ihssane Mounir, le directeur commercial de Boeing. »Il y a des voyages d’affaires annulés, du fret immobilisé ». « Cela aura un impact sur l’économie, cela aura un impact sur le chiffre d’affaires, cela aura un impact sur ces compagnies aériennes (…) c’est évident. »

Le responsable s’exprimait au Salon aéronautique de Singapour, qui s’est ouvert lundi malgré de nombreuses annulations d’exposants et de visiteurs à cause des inquiétudes liées au virus. Plus de 70 exposants ont renoncé à y participer. Les allées du salon paraissent bien plus vides que lors des précédentes éditions. Les participants passent par un scanner thermique et des distributeurs de liquide antiseptique sont placés aux endroits clés. Singapour a recensé 47 cas de personnes ayant contracté le virus. La cité-Etat a relevé son niveau d’alerte sanitaire la semaine dernière.

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