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Venezuela : reprise progressive du trafic dans les Caraïbes, l’espace aérien de Caracas reste zone interdite

Au Venezuela, suite à l’opération militaire américaine de ce samedi et malgré la reprise des vols, le trafic aérien reste parcellaire.

Après le choc de l’intervention militaire américaine et la capture de Nicolas Maduro ce week-end, le ciel caribéen rouvre timidement. Si les États-Unis ont levé leurs restrictions sur la zone élargie, l’Europe maintient une consigne de prudence extrême concernant le survol direct du territoire vénézuélien.

Dans la nuit de samedi à dimanche, alors que l’opération militaire américaine visant à capturer le président vénézuélien Nicolas Maduro touchait à sa fin, le régulateur américain de l’aviation (FAA) a levé l’interdiction formelle de survol des Caraïbes imposée à ses compagnies. Une annonce confirmée par Sean Duffy, le ministre américain des Transports, qui a sifflé la fin de l’état d’urgence dimanche à 05 heures, GMT (minuit, heure de l’Est américaine). 

Le ciel vénézuélien classé « haut risque » par l’Europe

Bien que les frappes aient cessé, l’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) a émis une recommandation ferme samedi soir : les compagnies du Vieux Continent sont priées d’éviter l’espace aérien vénézuélien jusqu’à ce 9 janvier au moins. L’agence pointe un risque de « mauvaise identification » des aéronefs civils par les systèmes de défense antiaérienne locaux, maintenus en état d’alerte maximale.

Cette directive a des répercussions immédiates sur les plans de vol : la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) en France a ainsi ordonné aux transporteurs nationaux de contourner le territoire vénézuélien, tout en autorisant le maintien des dessertes régionales.

Reprise sur les lignes antillaises

Pour les Antilles françaises, la journée de samedi a été marquée par une incertitude majeure. Air France a brièvement suspendu ses rotations vers Fort-de-France, Pointe-à-Pitre et Saint-Martin « par mesure de précaution », entraînant l’annulation de quatre vols.

La suspension ne semble toutefois pas durer. Dès samedi après-midi, la compagnie française a rétabli ses liaisons, rassurée par l’évolution rapide de la situation militaire. Les vols opérés par Air France, Air Caraïbes ou Corsair sont donc maintenus, mais au prix de détours opérationnels et d’un emport de carburant supplémentaire pour garantir le contournement de la zone de danger.

Trafic aérien diminué

Cette crise vient frapper un secteur aérien vénézuélien déjà anémié. Avant même l’intervention américaine de janvier 2026, l’aéroport international Simón Bolívar de Maiquetía ressemblait à un terminal fantôme : fin 2025, une crise diplomatique avait déjà conduit Caracas à révoquer les permis de nombreuses compagnies majeures, dont l’espagnole Iberia, la portugaise TAP Air Portugal ou encore la colombienne Avianca et la chilienne LATAM.

Aujourd’hui, pour entrer ou sortir du Venezuela, les options demeurent rares. Seules quelques compagnies régionales, comme la panaméenne Copa Airlines ou la low-cost Wingo, maintiennent des ponts aériens, aux côtés du transporteur d’État Conviasa.

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