Retrouvez l'actualité du Tourisme pour les professionnels du secteur tourisme avec l'Echo Touristique : agences de voyages, GDS, prestataires spécialisés, voyagistes

Drame à Crans-Montana : neuf Français tués dans l’incendie

Malgré le choc et la tristesse, la station suisse poursuit la saison dans une atmosphère empreinte de recueillement.

Neuf ressortissants français figurent parmi les 40 morts de l’incendie qui a ravagé le bar « Le Constellation » dans la nuit du Nouvel An, a indiqué le ministère des Affaires étrangères. Le drame a également fait 119 blessés, dont 23 Français.

Les pistes de la station ouvertes

Douloureusement conscients de la tragédie, de nombreux touristes ont néanmoins fait le choix de rester dans la station de ski alpine, dont les pistes sont restées ouvertes. Dans les rues de Crans-Montana, les skieurs expriment leur compassion envers les victimes et leurs familles. Certains se sont recueillis à la chapelle ardente installée à proximité du lieu du drame, tandis que d’autres préfèrent éviter le quartier, encore trop chargé d’émotion.

Par respect pour les victimes, la commune a annulé les concerts et événements musicaux habituellement programmés en cette période hivernale. Les cafés et bars accueillent toujours les visiteurs, mais sans musique ni animations festives. « Il faut trouver le bon ton », explique Bruno Huggler, directeur de l’Office du tourisme de Crans-Montana, évoquant l’équilibre délicat entre recueillement et nécessité de maintenir l’activité économique d’une station largement dépendante du tourisme.

« Fermer n’aiderait personne »

Plusieurs vacanciers interrogés confient leur malaise, mais aussi leur volonté de ne pas tourner le dos à la station. « Si tout le monde annulait ses vacances, ce serait un double coup dur pour la ville », témoigne une touriste venue de Londres. D’autres rappellent que continuer à vivre et à venir à Crans-Montana est aussi une manière de soutenir la communauté locale, durement éprouvée.

À proximité du bar ravagé par les flammes, l’atmosphère reste toutefois radicalement différente. « On plonge dans une profonde tristesse », reconnaît le directeur de l’Office de tourisme, assurant que le secteur du tourisme restera « respectueux » dans les semaines à venir. « Tout le monde est vraiment touché, mais la station doit aussi aller de l’avant. Fermer n’aiderait personne », souligne-t-il.

L’Umih réclame une sécurité renforcée

Au-delà de la Suisse, le drame de Crans-Montana a suscité une vive émotion en France, notamment en raison du nombre de victimes françaises. Il a également ravivé le débat sur la sécurité des établissements de nuit et les conditions d’accueil du public dans ces lieux festifs.

Dans ce contexte, l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih) a appelé à un renforcement et à une harmonisation des exigences de sécurité applicables aux établissements de nuit en France. Dans un courrier adressé au ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, l’organisation patronale demande l’ouverture de discussions afin de clarifier les impératifs de sécurité « sans ambiguïté ni concession possible ». Le document est signé par Thierry Marx, président de l’Umih, Laurent Lutse, président de la branche cafés-bars-brasseries et monde de la nuit, et Thierry Fontaine, président de l’Umih Nuit.

- Publicité -

Laisser votre commentaire (qui sera publié après modération)

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Dans la même rubrique
Eventiz from Travelsoft