L’IATA demande au Venezuela de reconsidérer la suspension de six compagnies aériennes
Le Venezuela avait suspendu les licences de six compagnies aériennes, les accusant de s’être « jointes aux actes de terrorisme d’Etat » des États-Unis.
L’Association internationale du transport aérien (Iata) demande à Caracas de reconsidérer sa décision de retirer les licences de six compagnies aériennes ayant suspendu leurs vols vers le Venezuela en raison de l’activité militaire dans la région après un avertissement des États-Unis. Ces derniers maintiennent la pression sur Caracas.
Les compagnies espagnole Iberia, portugaise TAP, colombienne Avianca, brasilo-chilienne Latam, brésilienne GOL et turque Turkish Airlines se sont vues retirer leurs licences leur permettant de desservir le pays « pour s’être jointes aux actes de terrorisme d’Etat promu par le gouvernement des États-Unis en suspendant unilatéralement leurs opérations aériennes commerciales », a annoncé l’Institut national de l’aviation civile (Inac) vénézuélien.
8 000 passagers affectés
Le 21 novembre, l’Administration fédérale de l’aviation américaine (FAA) avait exhorté les aéronefs survolant l’espace aérien vénézuélien à faire preuve d’une extrême prudence en raison de la dégradation de la situation sécuritaire et de l’intensification des activités militaires au Venezuela et dans ses environs.
Plusieurs compagnies aériennes avaient suspendu leurs vols et plus de 8 000 passagers de plus de 40 vols ont été affectées, selon les données de l’Association nationale des agences de voyage et de tourisme (Avavit).
À l’aéroport de Maiquetia de Caracas, le principal du Venezuela, les bureaux des compagnies aériennes suspendues étaient fermés avec sur leurs portes des affiches comportant des indications sur les vols annulés.
Décision « disproportionnée »
Le ministre portugais des Affaires étrangères, Paulo Rangel qualifie de « totalement disproportionnée » la décision de Caracas, estimant ne pouvoir ignorer « une alerte indiquant qu’il n’y a pas de conditions de sécurité pour permettre que des vols atterrissent à Caracas ».
Une source d’Iberia déclare que le souhait de la compagnie « est de reprendre les vols vers le Venezuela dès que possible, dès que les conditions de sécurité seront pleinement réunies ». Le ministre de l’Intérieur vénézuélien Diosdado Cabello a lui critiqué l’alerte de Washington. Selon lui, des avions américains transportant des migrants expulsés continuent d’arriver chaque semaine au Venezuela. Mercredi, un avion arborant le drapeau américain est arrivé avec 175 expulsés.
Depuis septembre, les forces américaines ont ciblé plus de 20 navires soupçonnés de trafic de drogue dans la mer des Caraïbes et le Pacifique Est, faisant au moins 83 morts.
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