Havanatour n’est pas parvenu à maintenir son contrat d’assurance pour 2025 avec Hiscox, et n’a pas trouvé de remplaçant. « S’ils avaient trouvé un nouvel assureur, ils auraient poursuivi l’activité », nous assure ce matin Emmanuel Toromanof, secrétaire général de l’APST. Le problème est-il lié à la destination ou à la structure capitalistique de l'entreprise ? Difficile de savoir d’où vient l’impasse assurantielle.
Quelles sont les conséquences pour les acteurs français du voyage ?
La mise à l’arrêt forcée d’Havanatour sera sans incidence sur son garant financier, l’APST, qui protège les clients directs. Et pour cause : le voyagiste commercialisait ses prestations uniquement via les agences de voyages, ajoute Emmanuel Toromanof. « C’est en revanche compliqué pour les agences de voyages », poursuit-il. Les voyages de 2026 commercialisés par le TO défaillant sont annulés. Les agences de voyages peuvent reprotéger les dossiers auprès d’autres partenaires tout en informant leurs clients. Charge à elles de trouver idéalement une alternative semblable, en prestations et en prix. Si le client accepte la nouvelle proposition, il doit payer l'éventuelle différence de prix. Dans le cas contraire, il doit confirmer son refus par écrit. Alors, le distributeur devra annuler le dossier et procéder au remboursement intégral.


