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Vapotage à Maurice : l’agence doit-elle anticiper les habitudes personnelles de ses clients ?

Un client reproche à son agent de voyages de ne pas l’avoir informé de l’interdiction de la cigarette électronique à l’Île Maurice. Il exige l’annulation de son voyage sans frais.

Si la cigarette électronique en Thaïlande peut coûter cher, le cas du vapotage à l’île Maurice pose également question. Une interrogation exprimée par Elise (Elne Voyages) sur le Helpdesk officiel des pros du tourisme : « Sommes-nous responsables pour défaut d’information ? ».

Bien que le vapotage soit interdit par les autorités mauriciennes, une certaine tolérance semble être accordée aux touristes, notamment dans les hôtels. « Mon mari avait sa cigarette électronique dans la poche en arrivant à Maurice, il a vapoté dans les coins fumeurs des hôtels et pendant nos balades sans aucun souci. Il faut juste éviter de vapoter en public » indique Camille. « Pas de problème dans les hôtels, mais mieux vaut éviter dans la rue. Avec un guide ou en demandant aux locaux, on trouve facilement des endroits appropriés » résume de son côté Flavie (Chaigneau Voyages).

Une obligation d’informer qui a toutefois ses limites

L’agent de voyages est soumis à une obligation d’information et de conseil envers ses clients, notamment sur les éléments essentiels à la bonne exécution du voyage. Toutefois, cette obligation a des limites. C’est notamment ce qu’explique Caroline. « Nous ne sommes pas là pour connaitre parfaitement sur le bout des doigts les législations étrangères. C’est au client de s’en inquiéter » écrit-elle. Et de dire que « les informations obligatoires à fournir au client et qui engage notre responsabilité sont listées à l’article R211-4 du Code du Tourisme (formalités administratives et sanitaires exigées pour le voyageur ; conditions générales de vente, y compris les frais d’annulation ; services inclus dans le voyage). Les lois locales n’en font pas parties ».

« L’agence doit informer sur les formalités essentielles du voyage, pas anticiper sur les besoins personnels de chaque voyageur » estime Marina (Formatravel). Sinon, où s’arrêter ? « Devrait-on aussi avertir sur chaque médicament interdit dans certains pays ? » se demandent des agents de voyages.

Au client de vérifier les réglementations locales

Spécialisée dans le droit du tourisme, Emmanuelle Llop (Equinoxe Avocats) apporte son éclairage. L’interdiction de la cigarette électronique à Maurice « ne fait pas partie des informations qu’il est obligatoire de fournir et qui sont nécessaires à la bonne exécution du contrat et la réalisation du voyage ». Et si jamais le client annule parce qu’il n’a pas été informé de cette interdiction, « il devra en supporter les frais à la date de son annulation », précise-t-elle.

En conclusion, l’interdiction du vapotage à l’Île Maurice ne relève pas des informations obligatoires que l’agent de voyages doit fournir à son client car cela ne remet pas en cause la faisabilité du voyage. Il appartient au client de vérifier les réglementations locales en fonction de ses besoins personnels. En conséquence toute annulation reste soumise aux frais prévus contractuellement. Les agents de voyages peuvent être rassurés sur ce point.

A lire aussi : E. Llop : « Mais où s’arrêteront les juges quand il s’agit des obligations des agences de voyages ? …

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1 commentaire
  1. viredepse dit

    et bien c’est tant mieux…Et ce, d’autant plus, que ne pas « vapoter » pendant quelques jours n’a jamais tué personne…Zut, zut, zut et encore zut. Ce métier (agent de voyages) est vraiment un boulot aussi ingrat que mal rémunéré !!!

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