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Transport : à l’agonie, les autocaristes de tourisme intègrent le plan tourisme

Parmi les autocaristes, 10% sont exclusivement positionnées sur le transport de tourisme. Au plus mal, ils ont obtenu une aide de l’Etat.

La Fédération Nationale des Transports de Voyageurs (FNTV) peut souffler. Jean-Baptiste Djebbari, le ministre délégué chargé des Transports, vient de renforcer les mesures de soutien du gouvernement apportées aux autocaristes de tourisme.

En mai 2020, les « cars et bus touristiques » avaient été intégrés parmi les secteurs protégés éligibles au « plan tourisme ». « Il était indispensable que les entreprises du secteur, dont l’activité touristique n’est pas l’activité principale, puissent bénéficier du plan tourisme » explique la FNTV. C’est désormais chose faite.

Selon une enquête FNTV réalisée début septembre auprès de ses 1000 entreprises adhérentes : 85% des entreprises de transport touristique n’envisagent pas de reprise d’activité avant mi-2021 voire fin 2021. La perte de chiffre d’affaires sur les activités touristiques depuis le début de la crise est de 73% ; 48% des salariés de ces entreprises étaient encore en activité partielle fin août. Pourtant 20% des autocaristes de tourisme n’étaient pas éligibles à la totalité des aides du plan tourisme malgré les graves difficultés qu’elles traversent.

Relancer les voyages scolaires et éducatifs

La FNTV alerte sur « la nécessité d’éviter les défaillances d’entreprises avant la reprise d’activité compte tenu de la durée de cette crise ». Selon elle, la survie de nombreuses entreprises dépend de la prolongation ou de l’extension de mesures essentielles du plan tourisme. Comme la prolongation de l’activité partielle après le 31 décembre compte tenu de l’absence de reprise d’activité du transport touristique au moins jusqu’à fin 2021.

Mais également la prolongation des reports des échéances de prêts bancaires ou crédits-baux au-delà des 12 mois accordés car les échéances de prêts sur une flotte de matériel roulant sont particulièrement lourdes et ne sont pas supportables sans reprise d’activité.

Enfin et surtout, il est nécessaire de reprendre les voyages scolaires et éducatifs. « Le ministère de l’Éducation nationale doit rappeler aux académies, rectorats et établissements scolaires que les sorties et voyages scolaires ne sont pas interdits et que leurs annulations doivent être strictement limitées dans le temps et proportionnées à l’intensité de circulation du virus sur leur territoire », conclut la fédération.

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