Transavia, Solid’air à l’action
Quatre projets axés sur l’éducation et la protection de l’environnement vont être financés par la compagnie aérienne.
Transavia.com a désigné, le 26 janvier, les quatre lauréats de son appel à projets Solid’air, un programme qui permettra de financer des initiatives liées aux enjeux environnementaux en Égypte, au Maroc, en Tunisie ou en Turquie. « Nous sommes modestes mais engagés, explique Lionel Guérin, président-directeur général de la compagnie aérienne. Les salariés sont impliqués dans cette démarche et des parrains suivront chaque action. Il ne s’agit pas seulement de faire un chèque à une grosse ONG. » Les associations, sélectionnées par un comité scientifique parmi 45 dossiers se partageront 32 000 E.
TROIS PROJETS AU MAROC
Trois projets, intégrant une dimension éducative et sociale, seront réalisés au Maroc par des acteurs locaux. Celui de Microbiona, l’association marocaine de biotechnologie microbienne et de protection des ressources naturelles, par exemple, s’intéressera à la protection de lŽenvironnement dans les oasis du Sud et à l’amélioration de la qualité de vie. Dans ces écosystèmes fragiles, l’eau est polluée par les déchets issus des latrines, menaçant la biodiversité et causant des maladies parmi les habitants. La première phase du projet, soutenu par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), portera sur la sensibilisation à la pollution de l’eau. Une seconde phase concernera l’assainissement des points d’eau. Enfin, l’installation de latrines écologiques permettra de régler durablement le problème, tout en apportant un complément de matière organique afin de fertiliser les sols. Des actions essentielles si l’on ne veut pas voir les oasis, richesse du pays et joie des touristes, disparaître, explique le professeur Mohamed Yacoubi-Khebiza, de Microbiona. Une réflexion partagée par Lionel Guérin, qui a annoncé la pérennisation du programme Solid’air dans les prochaines années. « Nous avons des obligations dans ces pays, comme celle de participer au développement local et à la protection de l’environnement, conclut-il. Les partenaires, agences de voyages, tour-opérateurs, sont les bienvenus ».
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