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Train de nuit : après Paris-Vienne, à quand le retour de Paris-Venise ?

Depuis Paris, la ligne vers l’Autriche est sur les rails à compter de décembre. Celle à destination de Venise compte parmi les routes internationales qui intéressent la SNCF.

« Le Paris-Vienne est réservable depuis ce matin », s’est réjoui le 28 septembre Olivier Metge, directeur des trains de nuit chez SNCF Voyageurs, lors des 7e Universités du tourisme durable (UTD). La desserte démarre le 13 décembre, grâce à une collaboration entre SNCF Voyageurs et les Chemins de fer fédéraux autrichiens (ÖBB). Toujours courant décembre, une autre ligne de trains de nuit va démarrer, Paris-Tarbes-Lourdes. En mai 2021, c’est la liaison Paris-Nice qui avait été lancée.

Le train de nuit fait ainsi son retour progressif en Europe. « Il y a 5 ans, nous prêchions dans le désert, a souligné Nicolas Forien, porte-parole du collectif Oui au train de nuit, lors des UTD. Aujourd’hui, nous assistons à une vraie renaissance. Nous aimerions que ce ne soit pas juste une mode dans les prochaines années. Les trains de nuit doivent devenir l’alternative pour voyager sur longs trajets en France et en Europe. »

La SNCF s’intéresse à Paris-Venise

En tant qu’exploitant, ce n’est pas si simple. Thello, filiale de Trenitalia, a annoncé fin juin la fermeture des deux lignes : le train de nuit Paris-Milan-Venise, suspendu dès le début de la crise sanitaire en mars 2020, n’a pas repris. Quant à la liaison Marseille-Nice-Milan, elle a été arrêtée le 29 juin.

Pour Olivier Metge, Thello a fait face à plusieurs difficultés : un modèle économique fragile, la crise du Covid et un problème « endémique » sur l’Italie qu’est le manque de ponctualité.

La SNCF est-elle intéressée par la reprise de l’emblématique ligne Paris-Venise ?  « Dans le rapport publié par le gouvernement sur la relance des trains de nuit, c’est l’une des lignes évoquées, a répondu Olivier Metge à L’Echo touristique. Cela fait partie des sujets sur lesquels nous allons travailler. Venise compte parmi les destinations qui sont possibles. Il y en a d’autres, à l’international. Pour le moment, nous sommes concentrés sur le démarrage du Paris-Vienne. Les temps du ferroviaire sont hélas un peu longs », a-t-il ajouté.

Manque généralisé de matériel

Pour le directeur des trains de nuit chez SNCF Voyageurs, les projets se heurtent à un frein majeur : le manque de trains, résultant notamment du vieillissement d’un parc qu’il faut rénover.

La SNCF comme les autres opérateurs ferroviaires européens sont confrontés à une pénurie de matériel, regrette aussi Nicolas Forien : « Les trains de nuit ont souffert d’un certain mépris de la part de la SNCF et de la plupart des opérateurs, y compris l’ancien PDG de la SNCF Guillaume Pepy. Il y a eu un manque d’investissements ces dernières années. Tous les trains ont 40 ans d’âge, ils tombent en ruine. Nous militons pour un plan d’investissement public. »

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Paris-Vienne : de 30 à près de 300 euros

Trois fréquences par semaine seront programmées sur le Paris-Vienne (Autriche). Pour Olivier Metge, il faut être en mesure de répondre, sur une même destination, à des attentes hétérogènes, entre le jeune voyageant avec un sac à dos et le voyageur d’affaires. Les prix oscillent entre 29,90 euros en place assise, et 290 euros pour une cabine lit privatisable comprenant une douche. Les voyageurs peuvent réserver sur Internet (sur les sites Oui.sncf, NightJet, les sites des distributeurs agréés), en gares et boutiques SNCF, ainsi que dans les agences de voyage agréées. « Choisir le train, c’est choisir un mode de transport qui émet 50 fois moins de CO2 qu’en voiture et 80 fois moins qu’en avion », selon Alain Krakovitch, directeur Voyages SNCF.

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