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Thalys met sur les rails le voyage sans billet

Les voyageurs réguliers du train à grande vitesse entre l’Ile-de-France et Bruxelles peuvent désormais voyager sans titre de transport, grâce à leur carte à puce de fidélité.

Le célèbre train de couleur bordeaux Thalys lance début octobre le Ticketless sur le marché français, après l’avoir rodé en Belgique. Une première dans le domaine du train à grande vitesse. Toutefois, la société, détenue conjointement par la SNCF et la SNCB, met sur les rails le zéro papier pour un périmètre restreint : seuls les porteurs de la carte de fidélité Cybelys (12 000 en France) peuvent pour l’instant y prétendre, et seulement pour trois tarifs (Librys, L’offre entreprises et Lys). Et ce, pour des trajets entre la région francilienne (Paris, Marne-la-Vallée, Roissy) et Bruxelles, réservés soit via la centrale de réservations téléphoniques soit sur Internet. Les ventes en agences ne sont pas concernées.

Thalys a investi plus d’un million d’euros pour développer le Ticketless. Permettre à des usagers du train de voyager sans billet n’était pas une mince affaire. Car la dématérialisation est totale. Plus besoin de document papier : le client présente sa carte à puce Cybelis au contrôleur à bord, qui lira les données du voyage sur son terminal. Cerise sur le gâteau pour les détenteurs de Cybelys qui effectuent une vingtaine d’aller-retours Paris-Bruxelles par an en moyenne : ils pourront réserver jusqu’à 10 minutes avant le départ.

Avant de l’exporter en France, Thalys a rodé le système en Belgique. Nous enregistrons 250 voyages sans billet par semaine, indique Yves Davisse, directeur commercial. Là-bas, les agences sont habilitées à proposer cette option. Quand leurs homologues françaises pourront-elles à leur tour y accéder ? Nous travaillons au niveau technique avec la SNCF, répond Yves Davisse. Mais les travaux n’aboutiront pas avant l’année prochaine. Quant à Eurostar, il ne peut développer le vrai Ticketless pour le moment, car l’Angleterre n’est pas dans l’Espace Schengen. Le voyageur doit toujours présenter un billet (ou un coupon).

Risque important de fraudes

Sur ses lignes françaises, la SNCF espère développer l’e-ticket l’an prochain (pour les ventes directes comme en agences). Ce chantier a pris du retard, pour des raisons techniques. Car dans le ferroviaire, la dématérialisation tient de la gageure : Une compagnie aérienne effectue un contrôle systématique de passagers avec la carte d’embarquement, ce qui n’est pas notre cas, rappelle Mathias Emmerich, DG de Voyages-sncf.com. Le risque de fraudes est d’autant plus important.

Du coup, la SNCF avance doucement. Première étape : le billet imprimé à domicile, pour les produits de dernière mi-nute et les titres Prem’s (près de 5 % des ventes sur Internet). Cette fonction devrait être disponible en agence en 2005. Mais contrairement au Ticketless de Thalys, elle ne pourra satisfaire les attentes des voyageurs d’affaires, puisque le billet est alors ni échangeable, ni remboursable.

Le client présente sa carte à puce Cybelys au contrôleur à bord, qui lira les données du voyage sur son terminal.

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